L'utilité du masque démontrée dans une étude de cas: deux coiffeurs positifs, 139 clients, mais zéro contamination

L'utilité du masque démontrée dans une étude de cas: deux coiffeurs positifs, 139 clients, mais zéro contamination
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L'utilité du masque démontrée dans une étude de cas: deux coiffeurs positifs, 139 clients, mais zéro contamination - © valentinrussanov - Getty Images

Contaminés par le coronavirus, deux employés d'un salon de coiffure américain ont porté un masque de protection pendant leurs interactions avec leurs clients. 139 personnes ont fréquenté l'établissement en l'espace de quelques jours et aucune n'a été infectée. Les proches d'un des coiffeurs ont par contre été contaminés, ce qui prouve qu'il pouvait bien transmettre le virus.

Les conclusions des Centres américains de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), qui ont réalisé l'étude, sont sans appel. Rappelant les précédentes études en ce sens, elles préconisent l'usage très large du masque de protection. Le CDC cite notamment une analyse portant sur les stratégies de 194 pays, et qui démontre une association négative entre le port d'un masque facial ou une politique et la mortalité liée au coronavirus par habitant: dans les pays qui ne recommandaient pas les masques faciaux et les respirateurs, la mortalité liée au coronavirus par habitant augmentait chaque semaine de 54,3% après le cas index, contre 8,0% dans les pays ayant préconisé le port du masque.

Le cas des coiffeurs

Mais revenons au cas précis étudié par le CDC. Le 12 mai, une coiffeuse (la coiffeuse A) a ressenti des symptômes respiratoires dans ce salon situé à Springfield, dans l'Etat du Missouri. Elle a fait un test de dépistage du coronavirus mais a continué à travailler jusqu'au 20 mai, au moment où elle a appris qu'elle était positive.

Un deuxième styliste en coiffure (coiffeur B), a été exposé à sa collègue et a développé des symptômes le 15 mai tout en continuant également à travailler jusqu'au 20 mai. Lui aussi a reçu un test positif.

Le salon a alors fermé pendant trois jours et a été désinfecté tandis que les autorités sanitaires identifiaient 139 exposés. Le reste du personnel a été placé en quarantaine pendant deux semaines.

Deux types de masques différent, même effet

Pendant leurs interactions avec la clientèle, les deux employés portaient un masque: un modèle en coton à deux couches pour la première, un modèle similaire ou un masque de type chirurgical pour la seconde personne.

Mais entre les rendez-vous et en l'absence de clients, les deux collègues ne se couvraient pas le visage lors de leurs échanges entre eux.

L'état de santé des 139 clients a ensuite été surveillé et un test leur a été proposé. Aucun des 67 individus qui l'ont accepté n'a été testé positif. Quant aux autres, aucun n'a développé de symptômes dans le mois suivant.

Par contre, dans les quatre contacts étroits qu'a fréquentés la coiffeuse A, TOUS ont développé des symptômes, et ont reçu un test positif. Il s'agissait d'une part du mari de la styliste A , mais aussi de sa fille, son gendre et leur colocataire, qui vivaient tous ensemble dans un autre foyer.

La plupart des clients portaient aussi un masque

Les clients étaient à peu près également répartis entre hommes et femmes. Ils avaient entre 21 et 93 ans, avec une moyenne d'âge de 52 ans. Une écrasante majorité portaient eux aussi des masques pendant qu'ils se faisaient coiffer lors de rendez-vous qui ont duré entre 15 et 45 minutes. Des masques de tous types, tissu, chirurgical, ou autres.

Pour les scientifiques des CDC, cette étude renforce leur conviction que le masque freine la propagation du Covid-19.


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"L'adoption généralisée de politiques exigeant de se couvrir le visage dans les lieux publics doit être envisagée pour réduire l'impact et la magnitude d'éventuelles nouvelles vagues de Covid-19", disent-ils.

Pourquoi obliger le port du masques ? Analyse avec Yves Van Laethem dans notre JT du 11/07/2020

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