L'ulmodrome de Liernu: les exploitants vont au Conseil d'État

Les exploitants de l'ulmodrome de Liernu (Éghezée) ont annoncé le dépôt d'une requête au Conseil d'Etat contre la décision, datée du 17 mars dernier, du ministre de l'Aménagement du territoire, André Antoine (cdH) de leur refuser le permis d'exploitation. Une demande de suspension immédiate a été introduite, au motif que "des intérêts économiques sont en jeu". Une contestation sur le fond, pour obtenir l'annulation de la décision ministérielle, suivra prochainement.

Le ministre Antoine a rappelé que la cour d'appel de Liège a ordonné, en 2001, la démolition de constructions litigieuses. Par la suite, une nouvelle demande de permis a été introduite aux fins d'intégrer dans une nouvelle toiture l'ensemble des bâtiments condamnés à être démolis. Cette demande ne se conforme ni à l'arrêt de la cour d'appel de Liège, ni à la destination agricole fixée par le plan de secteur à cet endroit", a expliqué le ministre dans un communiqué.

La S.P.R.L Jonathan's team, qui exploite l'ulmodrome, estime, en revanche, qu'elle a régularisé sa situation.

L'ulmodrome de Liernu pense être victime des plaintes de riverains et d'associations, dont Inter-environnement Wallonie. C'est pourquoi elle organisera, le 22 juin, une journée "portes ouvertes" pour montrer son "bon fonctionnement" et son "respect du voisinage".

La problématique des ulmodromes en Région wallonne dépasse largement le cadre de Liernu.

"Il ne s'agit pas d'un cas isolé. Nous avons 150 à 200 dossiers concernant des ulmodromes", explique Dominique Jacques, attaché de presse du ministre. Il fallait, dit-il, remettre l'église au milieu du village. Certains ulmodromes sont droits dans leurs bottes, mais d'autres sont exploités de façon sauvage. Celui de Liernu se trouve dans une situation intermédiaire, commente Dominique jacques.

Le problème vient du fait que l'ulmodrome de Liernu se situe en zone agricole. Selon le cabinet du ministre, il avait été prévu au départ pour un usage occasionnel, puis a pris de plus en plus d'importance.

"La commune doit prendre ses responsabilités, trancher. Si elle le souhaite, elle peut introduire une demande de dérogation au plan de secteur", conclut Dominique Jacques.

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