L'UCL découvre une bactérie qui freine l'obésité et le diabète

Une bactérie freine le développement du diabète (photo d'illustration)
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Une bactérie freine le développement du diabète (photo d'illustration) - © Archive AFP/ELMER MARTINEZ

La bactérie intestinale Akkermansia muciniphila peut ralentir l’obésité et le diabète de type 2, le diabète le plus fréquent, c'est ce que démontre une étude de l'UCL qui vient d'être publiée dans une revue scientifique américaine et qui pourrait avoir un impact international. Dans le monde 1,5 milliard de personnes sont en surpoids et plusieurs centaines de millions sont atteintes du diabète de type 2.

Le diabète de type 2 est le plus fréquent, il est souvent lié à l'obésité. On peut le traiter avec une alimentation saine, une activité sportive et des injections d'insuline et peut-être bientôt aussi avec une bactérie intestinale.

Patrice Cani, professeur à l'UCL et directeur de l'étude explique : "Nous avons découvert que certaines bactéries étaient plus ou moins présentes au cours de l'obésité et du diabète de type 2. Et parmi ces bactéries, il y en a une qui est fortement modifiée et qui est fortement diminuée, elle s'appelle Akkermansia muciniphila. Nous avons pu démontrer chez l'animal de laboratoire, que ceci était également vrai ; il y a moins de Akkermansia muciniphila au cours de l'obésité et du diabète".

Administrer des bactéries à des souris obèses et diabétiques, permet de restaurer les cellules intestinales mais aussi de diminuer les graisses et d'empêcher le développement de diabète de type 2.

Aujourd'hui, il est encore un peu tôt de parler de traitement pour l'homme, poursuit Patrice Cani : "Est-ce qu'on peut dire à l'heure actuelle que cette bactérie sera un nouveau traitement dans le cadre de l'obésité du diabète de type 2 ? Je pense que là, on a encore beaucoup d'étapes à devoir franchir avant de pouvoir conclure cette affirmation. Par contre, le fait de mieux comprendre comment on arrive à améliorer l'obésité du diabète, ça, ce sont des pistes également intéressantes d'un point de vue thérapeutique".

Première étape de cette recherche: l'administration à l'homme de cette bactérie. Cette recherche de l'UCL a récemment été publiée dans la revue scientifique PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America).

A.L. avec Y. Favaro

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