L'imam de Dison devrait quitter le territoire prochainement

L'imam de Dison devrait quitter le territoire prochainement
L'imam de Dison devrait quitter le territoire prochainement - © Capture d'écran.

Yvan Ylieff, bourgmestre de Dison, a été informé de la décision prise par le Conseil du contentieux des étrangers qui, jeudi, a rejeté le recours introduit par Shayh Alami, l'imam de Dison qui fait l'objet d'un arrêté d'expulsion en raison de ses prêches radicaux.

Le recours introduit par Shayh Alami devant le Conseil du contentieux des étrangers a été rejeté jeudi. En pratique, cela signifie que plus rien ne s'oppose à l'entrée en vigueur du second arrêté d'expulsion dont Shayh Alami fait l'objet depuis mars 2016. "Je regrette que le gouvernement ne soit pas en mesure de faire appliquer plus vite une décision prise pour la première fois en juillet 2015. Le gouvernement a fait preuve d'improvisation dans la gestion de ce dossier", a commenté Yvan Ylieff.

L'imam contesté dispose de 30 jours pour quitter volontairement le territoire. S'il ne le fait pas, des mesures devront être prises à son égard et il sera alors expulsé de force. Un recours devant la Cour de cassation est envisageable mais cette procédure ne serait pas suspensive. Cette décision ne concerne que l'imam et pas sa famille. Son fils qui, il y a deux mois, appelait à la haine des chrétiens dans une vidéo n'est donc pas concerné par cet arrêté d'expulsion. L'arrêté stipule aussi une interdiction pour Shayh Alami d'entrer en Belgique pendant 10 ans.

Une expulsion qui satisfait grandement Théo Francken, le secrétaire d'Etat à l'asile et à la migration: "Aucun juge n'a jamais condamné cet homme, ce n'était donc pas évident de l'expulser vu qu'il était déjà en Belgique depuis de nombreuses années et qu’il a des enfants ici, ce qui rend l'expulsion difficile".

Vers les Pays-Bas ou le Maroc

Shayh Alami a la double nationalité néerlando-marocaine. Concrètement, soit il accepte de quitter le territoire dans les trente jours, soit il refuse mais il sera alors interpellé et placé dans un centre fermé avant d'être expulsé de force. "C'est une bonne nouvelle et je pense que beaucoup de collègues européens vont lire cet arrêt, parce qu'ils sont très intéressés, explique Théo Francken. Le combat contre le terrorisme est une priorité pour tous les gouvernements européens. Nous avons quatre autres cas similaires et maintenant nous pouvons donc avancer".

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK