L'étudiant entre 18 et 20 ans consomme davantage d'alcool qu'un adulte

Pour ces deux étudiants, boire aide à décompresser
Pour ces deux étudiants, boire aide à décompresser - © RTBF

C'est avéré, l’étudiant entre 18 et 20 ans, consomme plus d'alcool qu'un adulte; une fois et demi plus de boissons alcoolisées. Une consommation excessive qui interpelle, surtout les parents. Quels sont les risques ? L'étudiant peut-il sombrer dans l'alcoolisme ? La rédaction du JT s'est penché sur la question.

Quand on est étudiant à Louvain-la-Neuve ou ailleurs, le jeune plonge dans un monde à la fois studieux et festif : études et guindailles font partie du quotidien.

En témoignent ces étudiants de 18 et 19 ans pour qui boire un petit verre resserre les liens et permet de décompresser. Il est 11h du matin et ils profitent d'une heure de fourche pour boire une petite bière : "Ben oui, on a un trou entre deux cours donc...heu...c’est le début de l’année pas encore de pression pour étudier donc", explique l'un deux.

Quant à savoir le nombre de bières qu'ils consomment habituellement, cela varie entre zéro et vingt, disent-ils. 

Il faut dire que les occasions ne manquent pas. Dans les kot, il y a toujours du passage et des invités surprises. Alors ça donne envie de s'amuser et quand  la fête commence, difficile de fixer des limites. On va saluer d'autres copains, et vient alors le moment du partage et de l'échange avec une tradition, "les à fonds". Un signe d’amitié ou de challenge selon les uns et les autres.

Un rythme soutenu qui, pour certains, se répète deux à trois fois par semaine.

Faut-il s'en inquiéter ?

Pour Martin de Duwe, directeur de Univers santé à Louvain-la-Neuve, l'alcool devient un problème "lorsque cela l’empêche d’étudier, de réussir ses études, lorsque l’alcool devient l’élément central de la fête".

Mais pour la plupart des étudiants, le plus dangereux n'est pas de devenir alcoolique : "On sait qu’il y a des risques, il y a l’ivresse en terme de déplacement, en cas de conduite ou autre, de rapports sexuels non protégés, non désirés ou regrettés; des phénomènes de violence qui sont augmentés avec l’effet de l’alcool. Ces risques-là on les connaît. On connaît aussi maintenant des risques à moyen terme : l’impact que cela peut avoir sur un jeune cerveau plus fragile qu'un cerveau adulte."

Malgré tout, les spécialistes conseillent aux parents d'informer les jeunes mais de ne pas s'affoler. La majorité des étudiants régulariseront leur consommation dès leur entrée dans la vie active, disent-ils.

 

C.B. avec Martine Ernst

 

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