L'Est de la France pourrait manquer de fioul cet hiver

"Actuellement, les besoins de la région Grand Est sont juste satisfaits, mais cela ne permettra pas d'affronter des pics de consommation inhabituels en hiver. La sécurité d'approvisionnement de cette zone durant l'hiver 2009 est donc compromise si le pipeline n'est pas remis en service", a indiqué la préfecture dans un communiqué.

La remise en service de la conduite, pour une durée de six mois et à pression réduite, nécessite des tests de résistance sur 16 tronçons entre Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) et Besançon (Doubs). Ces essais débuteront lundi et dureront un mois. Le pétrole pourrait donc couler à nouveau, au plus tôt, en janvier.

L'approvisionnement de l'Est de la France est perturbé depuis l'accident du 7 août, deux raffineries sur quatre étant à l'arrêt. Un flux accru de barges sur le Rhin, le transport d'hydrocarbures par voies ferrées et un renforcement du trafic dans les autres pipelines compensent pour l'instant la situation.

La préfecture a parallèlement assuré que la pollution de la nappe phréatique était limitée aux abords de la fuite.

"Les concentrations en benzène actuellement mesurées sont divisées par 10 à 50 mètres de la zone de déversement et ne sont plus détectables à 150 mètres" vers l'aval hydraulique, a-t-elle précisé, soulignant "l'absence de risques" pour l'alimentation en eau potable et un usage agricole.

La Société du pipeline sud-européen (SPSE) qui exploite la canalisation a déjà transporté 36 000 tonnes de terres souillées sur un site agréé de dépollution à Bellegarde (Gard). Elle doit désormais extraire 15 000 tonnes supplémentaires, en creusant à 2,5 mètres de profondeur, sur environ 50 mètres de large, sous les cinq conduites qui passent dans la zone.

La rupture de l'oléoduc avait entraîné le déversement de 4000 m3 de pétrole dans la réserve de la Crau.


AFP

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