L'épidémie de coronavirus, une catastrophe économique sans précédent pour les forains

Cette saison s'annonce noire pour les forains de Belgique.
Cette saison s'annonce noire pour les forains de Belgique. - © MIGUEL MEDINA - AFP

C’est un secteur qui souffre lui aussi de la crise du coronavirus. Les forains n’ont pas le sourire. Les foires sont supprimées depuis pratiquement deux mois. Celle de Charleroi, par exemple, devrait battre son plein en ce moment. Le problème, c’est que les annulations se poursuivent, au-delà même du confinement. Le secteur évoque une catastrophe économique sans précédent. Explications

Du jamais vu depuis la 2e guerre mondiale

Traditionnellement, c’est mi-février que les premiers manèges s’installent. Mais depuis le 19 mars dernier, toutes les foires sont purement et simplement annulées. "On est en train de vivre ce que nos grands-parents nous décrivaient pour qualifier la période de la deuxième guerre mondiale", précise Anthony Mastrovalerio, le Président de l’Union des Industriels Forains Belges. "Pour nous, c’est une catastrophe économique sans précédent qui s’annonce", conclut-il.

Car les autotamponneuses, les tirs à la carabine et autres maisons fantômes continuent de coûter de l’argent même à l’arrêt. "Nos crédits sont en cours et nous devons les rembourser tous les mois ! On ne sait pas combien de temps on va pouvoir tenir comme ça."

Un revenu de remplacement

Autre problème : les frais encore plus nombreux qu’avant liés au stockage des attractions. Mais les forains sont indépendants et cette fois-ci, ils ont reçu un revenu de remplacement, pour mars et avril.

Ensuite, point d’interrogation à ce stade, alors que les annonces d’annulations se poursuivent. "Toutes les foires ou presque sont annulées jusqu’à fin juin. On va largement dépasser les deux mois sans rentrée financière", se désole Anthony Mastrovalerio.

Les forains comptent sur une reprise pour la fin de saison, en automne (elle se termine traditionnellement mi-novembre). Et ils rejoignent l’appel global à faire vivre les commerces et services belges après le confinement.

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