L'entrepreneuriat au féminin, c'est quoi ?

L'entrepreneuriat au féminin, c'est quoi ?
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100.000 entrepreneurs est une association qui veut combattre les stéréotypes et promouvoir l'entrepreneuriat au féminin. L'association veut aussi créer l'envie d'entreprendre chez les jeunes filles. Pour ce faire, autour de la journée des Droits des femmes, des rencontres sont organisées entre des jeunes et des cheffes d'entreprise.

Ce matin, Sophie Querton, présidente de l'ASBL Refugees Got Talent, a présenté son travail à une classe de l'Institut communal technique Frans Fisher à Schaerbeek. Pendant 1h30, les échanges ont été vifs entre l'entrepreneur et une quarantaine d’étudiants.

Être entrepreneur, c'est agir

La présidente de Refugees Got Talent a expliqué les origines de son projet. Alors qu'elle travaillait à la commission européenne, elle a tout quitté pour s'investir auprès des réfugiés en ordre de papier. Pour elle, "être entrepreneur, c'est saisir les opportunités, agir plutôt que regarder".

Dans la classe, les questions ont fusé : "Pourquoi vous n'allez pas directement dans les pays des migrants ? Est-ce que vous recevez des aides de l'État ?"

Une femme directrice, bien sûr !

Quant à la question de voir une cheffe d'entreprise, ce n'était qu'un détail pour cette jeune génération. Alkan, 20 ans : " Je ne vois pas pourquoi une femme ne serait pas l’égale de l’homme. On est tous capables de penser, de réfléchir. Pour moi, une femme directrice, c’est tout à fait normal, je ne vois pas de différence".

Même son de cloche chez Nil, 18 ans : " J’ai été éduquée d’une manière où je sais me débrouiller toute seule, je n’ai pas besoin d’une présence masculine ".

Ibrahim, 21 ans : "Un cerveau et des mains, ça suffit pour faire des choses. Qu'on soit un homme ou une femme, ça ne change rien".

Une manière d'entreprendre différente

Pour Sophie Querton, l’entrepreneuriat n’est pas lié au sexe, mais bien à un mode de vie, un désir, une envie. Ceci étant dit, pour elle, les femmes entreprennent de manière différente des hommes : " On a cette façon d’organiser et de penser la société différemment des hommes. On n’est pas dans ces luttes de pouvoir et d’égo. On est plus dans des solutions, on est des créatrices de paix " estime-t-elle.

L’entrepreneur ajoute que son ASBL s’inscrit dans le milieu des entreprises sociales, un milieu qui attire naturellement plus de femmes. Quant aux étudiants rencontrés, elle leur donne un conseil : n’abandonnez jamais, foncez et prenez le temps de comprendre les problèmes des gens puis pensez à une solution.

À l'occasion de ce 8 mars, journée internationale des droits des femmes, la RTBF se mobiliseet propose une journée spéciale sur La Première, dans ses rendez-vous d’information et une soirée thématique sur La Trois.

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