L'avenir de l'automobile: électricité, interconnectivité, standards et DAB+

Mais pour que la technologie s’installe, il faudra, comme pour l’électronique grand public, que s’imposent des standards utilisés par tous les constructeurs.
Mais pour que la technologie s’installe, il faudra, comme pour l’électronique grand public, que s’imposent des standards utilisés par tous les constructeurs. - © HATIM KAGHAT - BELGA

Le salon de l’automobile est ouvert au public jusqu’au week-end prochain. Joost Kaesemans, directeur de la communication à la Fédération Belge de l’Automobile et du Cycle (Febiac) donne sa vision de la voiture du futur. 

"Ce sera un peu différent de la voiture qu’on connaît aujourd’hui. On parle tout d’abord de carburant et de motorisation alternatifs. On s’oriente petit à petit vers les voitures électriques et à l’hydrogène. Mais on parle aussi de voitures connectées ou de conduite automatisée. Ce sont de nouveaux concepts qui, petit à petit, font leur apparition dans le secteur automobile et qui sont très prometteurs, notamment au niveau de la sécurité routière et de la mobilité."

C’est surtout le cadre législatif en Europe qui fait encore défaut 
 

Des innovations auxquelles on peut déjà toucher. "C’est le cas des systèmes pour voitures connectées, capables de communiquer entre elles, ou entre le véhicule et l’infrastructure, ce sont des technologies qui existent et c’est surtout le cadre législatif en Europe qui manque encore pour permettre à ces véhicules d’utiliser toutes leurs fonctions sur la route ouverte."

La mise en place des nécessaires standards

Mais pour que la technologie s’installe, il faudra, comme pour l’électronique grand public, que s’imposent des standards utilisés par tous les constructeurs.

Pour Joost Kaesemans, une standardisation s’installe mais certaines normes coexistent: " L’avenir nous dira quel standard sera retenu, et nous avons besoin que nos décideurs politiques, au niveau belge, mais certainement au niveau européen, tranchent dans ces discussions également, sinon tous les constructeurs continueront à travailler l’un à côté de l’autre et ça n’est pas très fructueux. "

Comme on l’imagine, les futurs utilisateurs de ces technologies devront mettre la main au portefeuille. " Une production de masse diminue toujours le prix, et les moyens de communication offrent des possibilités énormes au niveau du confort, de la sécurité et de la fluidité du trafic ".

La DAB+ en option

Pour l’utilisateur se pose désormais une autre question: la prochaine voiture sera-elle avec ou sans DAB+? Une question d’autant plus actuelle que certains pays en Europe vont éteindre, petit à petit, la bande  FM. Pour Joost Kaesemans, posséder un véhicule équipé de la DAB+ constituera, dans 5, 6 ou 7 ans, une plus-value  lors de la revente.

Mais il faut reconnaître qu’aujourd’hui, le consommateur est peu demandeur.

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