L'AVC, l'accident vasculaire cérébral, l'autre urgence absolue

Arrêter le temps un instant, pour y penser. A la santé globale, aux autres pathologies et aux autres accidents de la vie. Toutes les vacheries qui frappent nos amis les humains, en dehors du COVID-19. Toute cette souffrance pour laquelle nos hôpitaux ne voudraient pas devoir travailler à bureaux fermés, pour cause de suffocation COVID-19.

Commençons par la journée de ce jeudi, consacrée aux AVC.

L’accident vasculaire cérébral. Ce petit caillot qui un jour, sans prévenir, sans avoir affiché partout sa courbe exponentielle, vient boucher vos artères du cerveau. Et plops. Tout s’éteint. La parole, la mobilité, souvent d’une moitié du corps. C’est ce qui est arrivé à Pascal Lecomte, aujourd’hui âgé de 52 ans.

La vie de Pascal

Pascal était militaire belge en Allemagne. Il avait 24 ans, il participait à une course dans les bois. "Je courais, j’avais accéléré pour rattraper quelqu’un, et puis soudain, je suis tombé. On est venu vers moi, on me parlait. Je ne savais pas répondre. Je ne savais plus bouger."

L’ambulance a mis du temps avant d’arriver dans les bois. Le transfert dans un premier hôpital militaire n’a pas permis de le traiter. Ensuite, il y a eu le transfert dans un hôpital de Cologne. Mais c’est surtout l’après, qui a été un marathon absolu : rééducation motrice, kinésithérapie intensive et de longue durée. Pascal s’accroche. Il a eu raison.

Soyez FAST

Aujourd’hui, grâce à cette traversée du désert, Pascal peut nous dire qu’il y a un mot magique, en anglais, pour décrire l’attitude à adopter face à un AVC. Ce mot, c’est "FAST", rapide. "F" comme "face", si vous voyez un problème de mouvement dans le visage, demandez à la victime de sourire et vérifiez si un coin de sa bouche pend vers le bas. "A" comme "arms", les bras, demandez à la personne de tendre les deux bras vers l’avant et vérifiez s’ils s’élèvent en même temps. "S" comme "speech", vérifiez si la personne a du mal à s’exprimer, et "T" comme "Time", parce que le temps de réaction court, c’est de la (sur)vie.

Une aide

Pascal Lecomte veut aider les autres, ses camarades d’infortune qu’il appelle les "AVCiens". Il a fondé une asbl pour leur apporter conseils pratiques, informations et soutien. Le nom choisi : "stroke-go". "Stroke", pour AVC en anglais, et "go", parce qu’il veut transmettre à ses camarades d’infortune l’envie d’aller de l’avant. On y trouve ce type d’informations, mais également d’autres conseils et du soutien, pour reprendre une vie la plus normale possible :

Un Accident Vasculaire Cérébral (AVC) est une souffrance cérébrale brutale due à une perturbation de l’irrigation d’une partie du cerveau.
Le plus souvent, il s’agit d’un caillot de sang qui se bloque dans un vaisseau du cerveau, empêchant l’irrigation du sang et entraînant une privation brutale d’oxygène.
L’AVC est une des principales causes de décès et constitue la principale cause d’invalidité (démence, paralysie partielle ou totale) chez l’adulte en Belgique. Le type de symptômes observés dépend à la fois du type d’AVC, mais aussi de la zone du cerveau affectée et de la taille de la zone endommagée.

Le site de Pascal Lecomte est accessible ici.

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