L'audience des hébergeurs de migrants suspendue: un des inculpés toujours en centre fermé

Le tribunal correctionnel de Bruxelles doit examiner jusqu'à vendredi le dossier impliquant des personnes qui ont hébergé des migrants.
Le tribunal correctionnel de Bruxelles doit examiner jusqu'à vendredi le dossier impliquant des personnes qui ont hébergé des migrants. - © GAELLE PONSELET - BELGA

L'audience est suspendue jusqu'à 13h au procès des hébergeurs de migrants qui a débuté ce mercredi matin à Bruxelles. Le dernier inculpé, un migrant qui se trouve en centre fermé, n'a pas pu se rendre au Palais de Justice. Le procureur du Roi n'a pas été prévenu, un ordre d'amené n'a donc pas été délivré. Un ordre d’extraction a été délivré pour faire sortir l’inculpé absent de son centre fermé, et une patrouille de police est partie le chercher.

Le migrant inculpé était un des derniers à avoir été libéré de prison, le 2 octobre dernier. L'office des étrangers l'avait directement envoyé au centre fermé de Votten. La présidente du jury attend de savoir s'il pourra effectivement venir au procès, faute de quoi l'audience sera suspendue ce mercredi.

Ce mercredi matin sera l'occasion de la lecture de l'instruction, le réquisitoire du parquet aura lieu jeudi.

Deux journalistes, une assistante sociale et des bénévoles du parc Maximilien parmi les inculpés

Le tribunal correctionnel de Bruxelles doit examiner jusqu'à vendredi le dossier impliquant des personnes qui ont hébergé des migrants. Dans cette affaire, onze hommes et femmes sont poursuivis pour trafic d'êtres humains et organisation criminelle. Certains estiment n'avoir fait qu'apporter leur aide à des personnes fuyant des pays en guerre.

Parmi les onze personnes inculpées figurent notamment deux journalistes, une assistante sociale et des bénévoles du parc Maximilien à Bruxelles, où des migrants avaient trouvé refuge.

L'un des prévenus, Walid, avait été arrêté il y a onze mois. Il est poursuivi devant le tribunal pour avoir logé et nourri un jeune sans-abri en séjour illégal en Belgique, lequel est suspecté d'être un passeur. Ce dernier avait toutefois déclaré n'être qu'un simple migrant qui essayait de passer en Angleterre.

Certains prévenus suspectés d'être des passeurs

Une autre prévenue, Zakia, belgo-marocaine, avait fait deux mois de détention préventive dans le cadre de cette enquête.

Anouk Van Gestel, rédactrice en chef de Marie Claire Belgique, et Myriam Berghe, journaliste chez Femmes d'Aujourd'hui, faisaient elles aussi partie des personnes arrêtées. Elles sont soupçonnées d'avoir hébergé des passeurs et d'avoir aidé des migrants à traverser les frontières.

Leurs avocats déplorent les poursuites dont elles font l'objet. Selon eux, elles n'ont fait que venir en aide à des personnes fuyant des pays en guerre.

D'autres prévenus sont, eux, suspectés d'être des passeurs. Certains sont toujours en détention préventive.

Extrait de notre JT 13h sur la reprise du procès, au palais de justice de Bruxelles:

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