L'Artnapping ou l'art de kidnapper des oeuvres d'art contre rançon

Le tableau Olympia du muséee Magritte a fait l'objet d'un Artnapping
Le tableau Olympia du muséee Magritte a fait l'objet d'un Artnapping - © HO - BELGAIMAGE

En cas de vol d’œuvres d’art, les bandes organisées se tournent davantage vers les victimes avec une rançon à la clef. C’est ce qu’on appelle dans le jargon : l’Artnapping. Selon plusieurs experts et les autorités, voler un tableau devient de plus en plus difficile car ils sont tous répertoriés sur le marché. Les malfrats réclament aux propriétaires ou à la compagnie d'assurance une rançon qui peut dépasser, dans certains cas, plusieurs millions d’euros.

Le petit musée Magritte de jette a vécu cette mésaventure. C’était en septembre 2009, deux malfrats dérobent "L’Olympia" de Renée Magritte, une peinture estimée à près d’un million d’euro.

Quelques jours plus tard, les voleurs contactent le conservateur du Musée. "Des gars qui nous ont contacté par téléphone nous ont menacé et nous ont proposé une rançon de 400 000 euros. On n’avait pas cette somme.", expliquait alors André Garitte. Deux ans et demi plus tard, les propriétaires remettent la main sur l’œuvre dérobé grâce au travail d’un intermédiaire de la police.

L’Artnapping reste un phénomène marginal mais selon les autorités, le risque est bien réel que cette pratique augmente. Un avis que partage Alain Corbett, un détective privé spécialisé dans le vol d’œuvres d’art : "la plupart des œuvres font l'objet de demandes de rançon. Elles sont très bien assurées auprès des assurances et les compagnies d’assurance sont des entreprises. Bien sûr, elles sont intéressées à ne pas payer la somme totale et à tenter de récupérer ses œuvres en payant une rançon."

Selon les autorités, les auteurs de ses vols sont très rarement arrêtés et seulement entre 8 à 10% des œuvres volées sont retrouvées.

Maxime Binet

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK