L'armée inaugure une nouvelle chambre de détonation pour détruire de vieilles munitions

Nouvelle chambre de détonation statique de la Défense
Nouvelle chambre de détonation statique de la Défense - © RTBF

Lorsque des engins explosifs sont retrouvés sur le sol belge, l’armée est appelée en renfort. La défense dispose aujourd’hui d’une toute nouvelle chambre de détonation statique conçue pour détruire des charges telles que des munitions toxiques datant de la guerre 14-18.   

 "Nous chargeons les munitions dans des boites qui sont ensuite mise dans un four chauffé entre 550 et 600 degrés. Les éléments énergétiques et toxiques sont ainsi chauffés, brulés et neutralisés " explique le commandant Maarten Verbug, du service d’enlèvement et de destruction d’engins explosifs de Poelkapelle.

Notre équipe s’est rendue dans le Westhoek en Flandre occidentale où l’on retrouve chaque année 250 tonnes de munitions datant de la guerre 14-18. Autrefois elles étaient immergées en mer. Plus tard on a plutôt décidé de les stocker mais depuis les années ’90, les munitions toxiques sont acheminées vers Poelkapelle pour être détruites.  En 2012, un accident technique s’est produit, rendant l’ancienne chambre de détonation inutilisable, ce qui a poussé la défense à investir dans un tout nouveau matériel.

Avantages et sécurité

" Dans l’ancienne installation, les opérateurs étaient vêtus d’une tenue de protection car ils étaient directement en contact avec les munitions et les agents toxiques.  Ils devaient notamment vider les munitions dans un container, ce qui représentait un certain danger" explique la chef de corps, Pierre-Yves Rosoux.  Grâce à la nouvelle installation où le processus est complètement automatisé, toute l’opération se fait à distance depuis un container situé à 100 mètres du bâtiment.

Une fois traités, les gaz sont relâchés dans l’environnement et les déchets solides encore toxiques sont évacués par container vers une société privée qui les traitera à son tour. Le système fourni par un constructeur suédois a coûté 17 millions d’euros. 

 

 

 

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