L'Allemagne demande la légalisation d'un "troisième sexe"

La plus haute juridiction allemande a exigé mercredi la légalisation d'un "troisième sexe" sur les actes de naissance, ce qui devrait faire de l'Allemagne le premier pays en Europe à le reconnaître officiellement
La plus haute juridiction allemande a exigé mercredi la légalisation d'un "troisième sexe" sur les actes de naissance, ce qui devrait faire de l'Allemagne le premier pays en Europe à le reconnaître officiellement - © LOIC VENANCE

La plus haute juridiction allemande a exigé mercredi la légalisation d'un "troisième sexe" sur les actes de naissance. L'Allemagne deviendrait le premier pays européen à le reconnaître officiellement.

La Cour constitutionnelle a donné à la chambre des députés jusqu'à "fin 2018" pour voter la légalisation d'un "troisième sexe" sur les registres de naissance, à côté des mentions "masculin" et "féminin". La juridiction basée à Karlsruhe invite les députés à introduire dans les documents concernés une mention telle que "inter", "divers" ou tout autre "désignation positive du sexe".

Jusqu'à présent, il était possible en Allemagne depuis mai 2013 de ne pas renseigner le champ relatif au sexe en le laissant vide, les intéressés pouvant ensuite, au cours de leur vie, soit faire le choix d'un sexe masculin ou féminin, soit garder la mention du sexe non renseignée.

Ni homme ni femme

Mais la Cour fédérale de justice, une instance inférieure, avait refusé en août 2016 d'aller plus loin et de reconnaître l’existence juridique d’un troisième sexe. Elle avait rejeté une demande d'une personne intersexuelle, enregistrée avec le sexe féminin.

Cette personne s'est tournée vers la plus haute juridiction, la Cour constitutionnelle. La personne plaignante a présenté aux juges suprêmes des analyses chromosomiques prouvant qu'il n'était ni un homme ni une femme.     

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