L'AFSCA dresse son rapport annuel: saisies alimentaires records et meilleure hygiène

L'hygiène se porte de mieux en mieux dans l'horeca mais l'interdiction de fumer est toujours loin d'être respectée.
L'hygiène se porte de mieux en mieux dans l'horeca mais l'interdiction de fumer est toujours loin d'être respectée. - © JONAS HAMERS - BELGA

L'AFSCA (Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire) vient de publier son rapport annuel pour l'année 2015. Ce sont plus de 120 000 contrôles qui ont été réalisé parmi tous les secteurs de l'alimentaires, soit 10 000 de moins que l'année 2014. 

Les saisies d'aliments ont atteint un montant record, plusieurs milliers de tonnes ont été retirées du marché.

Alors que l'interdiction de fumer dans l'horeca fête son cinquième anniversaire, les bâtiments qui bravent cette interdiction sont encore trop nombreux.

Voici quelques chiffres qui ressortent du rapport de l'AFSCA.

Les coupables sont punis

Les objectifs de l'AFSCA sont multiples, elle entretient les relations avec les consommateurs comme avec les professionnels mais sa mission principale est le contrôle des normes.

La sanction fait également partie des rôles de l'agence : les établissements qui ne respectent pas les normes doivent être punis, ces sanctions dépendent de la gravité des faits observés. C'est suite à une inspection ou une plainte de consommateur que les mesures peuvent être prises.

Les saisies alimentaires sont élevées mais elles ne représentent qu'une partie des sanctions infligées par l'AFSCA, elles peuvent aller du simple avertissement jusqu'à la fermeture de l'établissement.

L'AFSCA a reçu 3772 plaintes en 2015 contre 4437 un an plus tôt, ce qui n'a pas empêché l'agence de prendre bien plus de mesures.

Il reste encore du travail

Un fait inquiétant: 21,7% des établissements ne respectent pas les normes en matière d'infrastructure, installation et hygiène. Ce chiffre est pourtant en baisse par rapport à 2014.

Les plus mauvais élèves de l'alimentaire sont sans conteste les restaurants. Deux sur cinq d'entre eux ne sont pas conformes à la législation à ce sujet, les vendeurs de pita décrochent la palme avec seulement 44% de taux de conformité.

Les exigences sont parfois trop strictes se plaignent les professionnels de l'alimentaire.

Yves Fourneau, patron d'une boulangerie, est mitigé: "Je comprends qu’il est important de mettre la pression sur des gérants qui ne respectent pas l’hygiène, en publiant leur note, mais il y a manque d’hygiène et manque d’hygièneUn plafond non repeint n’est pas nécessairement dangereux".

Les principales non-conformités concernaient, comme en 2014, la propreté des surfaces en contact avec les denrées alimentaires (10,0%), le respect des températures des denrées alimentaires réfrigérées et de la chaîne du froid (9,0%), l’absence de denrées alimentaires avariées, dont la date limite de consommation est dépassée ou qui sont impropres à la consommation humaine (7,1%), la bonne hygiène du personnel qui porte des vêtements appropriés et propres (6,8%) et la décongélation dans des conditions appropriées (5,4%).

Quelques types d'établissements de l'horeca et leur note de conformité :

Vers une meilleure hygiène globale

Globalement, la sécurité alimentaire se porte de mieux en mieux. L'AFSCA note que cette évolution est en bonne partie liée aux systèmes d'autocontrôle dont le nombre est en hausse. Leur présence implique systématiquement de meilleurs résultats pour l'établissement.

Les sous-produits animaux sont eux aussi de mieux en mieux gérés, ce qui signifie que les déchets sont mieux maîtrisés.

En revanche, la conformité des matériaux d'emballages dégringole depuis plusieurs années, plus de 10% de baisse en seulement trois ans. Ce qu'on mange est peut-être de plus en plus sain mais l'emballage importe autant que son contenu.

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