Le premier remède contre le mal de dos? Poursuivre une activité physique

Le premier remède contre le mal de dos? Poursuivre une activité physique
Le premier remède contre le mal de dos? Poursuivre une activité physique - © DR - atozsocialmediamandm/pixabay

Rester physiquement actif et poursuivre ses activités ordinaires est le premier conseil à donner en cas de mal de dos, ressort-il d'un guide pratique du Centre fédéral d'expertise des soins de santé (KCE) publié vendredi. Un Belge sur cinq a eu mal au dos au cours de l'année écoulée.

Destinées aux professionnels de la santé, les 37 recommandations comprises dans le guide mettent l'accent sur la démédicalisation.

La douleur lombaire est en général sans gravité et son évolution est spontanément bonne dans la grande majorité des cas, selon le KCE. Le premier conseil à donner est de rester actif physiquement, de poursuivre ses activités ordinaires voire d'effectuer des exercices.

"Malheureusement, beaucoup de personnes restent encore immobiles après un lumbago, de crainte qu'un mouvement malencontreux ne vienne aggraver leur état. On sait aujourd'hui que cette crainte n'est pas fondée", indique le KCE.

Le centre fédéral met également en lumière la nature "bio-psycho-sociale" des douleurs lombaires et leur lien avec le stress. L'évolution vers une chronicité est en effet liée à la manière dont le patient gère ses émotions face au problème.

Un itinéraire de soins en fonction du stade de la douleur

Les conflits au travail ou l'insatisfaction professionnelle peuvent aussi augmenter le risque.

Le guide pratique prévoit d'ailleurs des questionnaires pour déterminer le risque d'un passage à la chronicité. S'il est élevé, le patient doit encore davantage être rassuré, accompagné et encouragé dans son activité physique.

Des séances de kinésithérapie ou un soutien psychologique sont également des options. Le KCE ajoute que les médicaments anti-douleur doivent être prescrits seulement si nécessaire et pour la période la plus courte possible.

Les radios, scanners ou IRM sont le plus souvent inutiles pour le mal de dos. Quant à la chirurgie, elle doit être réservée à des cas extrêmement sélectionnés. Le guide pratique a été élaboré par une trentaine d'experts réunis autour des chercheurs du KCE.

Ces experts planchent désormais sur un itinéraire de soins en fonction du stade de la douleur.

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