Kazakhgate : Léa de Belgique et le magistrat Godbille blanchis par la Justice montoise

Kazakhgate : Léa de Belgique et le magistrat Godbille blanchi par la Justice montoise
Kazakhgate : Léa de Belgique et le magistrat Godbille blanchi par la Justice montoise - © DAVID STOCKMAN - BELGA

Epilogue judiciaire dans la saga du Kazakhgate avec la décision de "non-lieu" rendue en faveur de Léa de Belgique (épouse de feu Alexandre de Belgique) et Jean-François Godbille, avocat général au parquet financier.

Le président instructeur Olivier Delmarche a considéré que l’un et l’autre ont agi de bonne foi ne sachant pas ce qu’Armand De Decker avait organisé avec l’avocate française Catherine Degoul pour favoriser une transaction pénale en faveur du milliardaire Pathok Chodiev.

Léa de Belgique et le magistrat Godbille avaient été aspirés dans la tourmente judiciaire autour de la transaction lorsqu’il était apparu que l’association scoute " Amitié et Fraternité scoute (AFS) " présidée par Jean-François Godbille avait bénéficié d’un mystérieux don de 25.000 euros, parvenu en janvier 2012 à l’association.

Un don reçu sans en connaître la provenance réelle

Un don censé avoir été versé par l’Ordre de Malte par l’intermédiaire de la princesse Léa, la veuve du prince Alexandre de Belgique dont Jean-François Godbille était proche. Mais au cours de l’enquête qui a suivi, il est apparu que la date de ce versement et le fait qu’il provienne d’un compte de l’avocate française Catherine Degoul pouvaient laisser supposer l’existence d’un trafic d’influence destiné à mettre fin aux ennuis judiciaires de Patok Chodiev.

Une rencontre fortuite dans un restaurant bruxellois 

Autre élément troublant au coeur de l’enquête montoise, il concernait une rencontre dans un restaurant de Bruxelles entre Jean-François Godbille, Armand De Decker et…l’avocate Catherine Degoul : " Une rencontre fortuite, qui n’a pas duré plus de trois minutes " avait déclaré devant la commission d’enquête du parlement le magistrat Jean-François Godbille, plaidant la bonne foi. Ironie de cet échange, il répondait alors à une question d’un député Open-VLD, Vincent Van Quickenborne, devenu depuis le nouveau ministre de la Justice.

La mort d'Armand De Decker a entraîné pour lui l'extinction de l'action publique

On retiendra donc en conclusion qu’il n’y aura pas de procès en Belgique dans l’affaire du Kazakhgate.

Seul Armand De Decker aurait pu avoir à s’expliquer devant un tribunal, la Justice estimant que les deux autres personnes mises en cause ont été tenues dans l’ignorance des tractations menées par l’ancien président du Sénat, décédé en juin 2019.

Armand De Decker avait été inculpé début mai 2018 par le procureur général de Mons, Ignacio De La Serna, pour "trafic d’influence", son décès entraînant en ce qui le concerne l’extinction des poursuites.

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