Jusqu'à 20.000 euros de prime à qui permettrait de retrouver le responsable de la mort de la louve Naya

La louve Naya en janvier 2019
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La louve Naya en janvier 2019 - © AGENTSCHAP NATUUR & BOS

L'organisation de protection des animaux Vogelbescherming Vlaanderen offre un montant de 10.000 euros de prime afin de mettre la main sur les responsables de la mort de la louve Naya et de sa progéniture. Si plusieurs personnes apportent des indices décisifs, la somme sera divisée. "L'assassinat d'une espèce protégée qui, après un siècle d'absence, se reproduisait en Flandre, ne peut rester impuni", déclare le directeur de l'association, Paul Van Daele.

De son côté, l'association Animal Rights, active en Belgique et aux Pays-Bas, offre une prime de 5000 euros à celui qui livrerait des renseignements qui permettraient de retrouver le ou les tueur(s) potentiel(s) de Naya.Natuurhulpcentrum met sur la table 5000 euros supplémentaires à celui qui permettrait de retrouver le ou les responsables, "mais ce n'est pas l'argent du Natuurhulpcentrum", précise le secrétaire de cette ASBL, Dries Damiaens : "C'est de l'argent provenant de sympathisants (des particuliers ou des entreprises) qui se disent choqués que Naya soit tuée et qu'il faut chercher le responsable". Pour prétendre à la prime, il faut que l'information soit "décisive" et qu'elle mène à l'inculpation d'une ou de plusieurs personnes. "Naya est le premier loup depuis 100 ans à s'installer en Belgique, et qui a eu des petits. Il est important que tout le monde sache qu'il ne faut pas toucher à un loup".

Natuurhulpcentrum a annoncé lundi que Naya avait été tuée par des braconniers. Abattre intentionnellement un loup est passible de 2 mois de prison et jusqu'à 2 millions d'euros d'amende.

Cette organisation estime aussi qu'il s'agit de braconniers. Une cellule d'inspection de l'Agence flamande de la nature et des forêts (Agentschap voor Natuur en Bos) a en effet mis la main sur un piège à loup, mais également vu deux chasseurs en flagrant délit disposant d'un fusil chargé et prêt à l'emploi, relève-t-elle.

L'association de chasse "Hubertus Vereniging Vlaanderen", de son côté, estime que les organisations en question manquent de preuves. "Les faits sont difficiles à établir. Il est même difficile de prouver que des chasseurs étaient présents", selon eux.

Les témoins éventuels peuvent contacter les responsables de l'organisation Vogelbescherming à l'adresse mail: naya@vogelbescherming.be.

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