Journées sans GSM: s'en passer, c'est aussi s'apaiser et se reconcentrer

Journées sans GSM: s'en passer, c'est aussi s'apaiser et se reconcentrer
Journées sans GSM: s'en passer, c'est aussi s'apaiser et se reconcentrer - © Tous droits réservés

Ce samedi marque le début des journées mondiales sans GSM (les 6, 7 et 8 février), trois jours durant lesquels il s'agit tout simplement d'être moins connecté.

Et, depuis que ces journées existent, le GSM a évidemment bien évolué. Le smartphone est aujourd'hui devenu le prolongement de son utilisateur. Et, pour bien des gens, il est devenu pratiquement impensable de s'en passer.

Le "syndrome de la jambe fantôme"

Il s'agit d'une véritable addiction, voire "aliénation" selon les mots de Bruno Humbeek, pédagogue : "Ne pas être aliéné par ces appareils, les utiliser, mais ne pas être utilisé par eux. Cela veut dire effectivement que développer de l'hypervigilance (un état d'éveil intense, état d'alerte permanent par rapport à ce qui se passe autour de soi, ndlr), c'est une façon d'être aliéné par l'appareil".

Et cette addiction se manifeste sous plusieurs formes, avec "l'apparition de maladies nouvelles" comme ce que l'on appelle le "syndrome de la jambe fantôme" lorsque "vous avez l'impression que votre jambe vibre comme si vous aviez un GSM dans votre poche, alors que ce n'est pas le cas". Cela signifie que "votre corps a incorporé tout ce qui vous entourait". Un syndrome lié à une forme d'hypervigilance, "comme si vous attendiez un appel, et que vous vous mettiez en situation d'attendre cet appel".

Et c'est évidemment néfaste : "Cela crée de l'anxiété, cela nuit à votre concentration, cela peut éventuellement nuire à la qualité de votre sommeil...".

"S'en passer de temps en temps pour vérifier qui l'on est"

Il s'agit donc de parvenir à s'en passer, en organisant par exemple "de petits moments dans la journée ou dans la semaine, voire des journées entières – pourquoi pas – durant lesquels on se déclare injoignables et où on est réellement en 'vacances' de tous ces appareils. On se situe tout simplement en aptitude à pouvoir s'en passer, ce qui n'est pas facilement le cas", indique Bruno Humbeek.

"Le fait d'être hyperconnecté vous relie à un ensemble de personnes et augmente votre potentiel à la fois d'activités par le multitâche, mais aussi de communications multiples. Mais le fait d'y être aliéné entraîne qu'on a l'impression que, lorsque l'on n'est plus hyperconnecté, on est complètement abandonné, et cela crée une insécurité de base. Il faut donc s'en passer de temps en temps pour vérifier qui l'on est quand on n'est pas relié à tous les appareils qui nous ramènent aux autres."

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