Journées nationales de la prison: l'accent mis sur la réinsertion

La 3e édition des journées nationales de la prison a débuté le samedi 12 novembre et durera dix jours. Le thème central sera cette année la réinsertion, et de nombreux acteurs du milieu carcéral tenteront de sensibiliser l'opinion publique.

Une première action a eu lieu ce dimanche à Bruxelles devant la gare Centrale, afin d'amener le débat sur la scène publique, et souligner le rôle, mais également l'importance capitale de la réinsertion. Des ONG, des associations, des agents pénitentiaires et d'anciens détenus étaient présents.

Manque de moyens

Liée à la problématique de la réinsertion, la récidive. "Même si il n'existe pas de chiffres officiels sur la récidive, on l'estime en Belgique entre 50 et 60%", explique Mélanie Bertand, de l'ASBL "Concertation des Associations Actives en Prison", au micro de Miguel Allo. 

Par ailleurs, si le problème de la récidive est soulevé par la majorité des acteurs du milieu, c'est également le manque de moyens qui est souligné. "Faute d'argent, il y a des prisons où, comme à Saint-Gilles par exemple, plus aucune activité n'est organisée. Les détenus passent parfois 23 heures sur 24 dans leurs cellules", ajoute Mélanie Betrand.

Exigences 

Interrogé par Miguel Allo, Alain Harford le représentant du Réseau Art et Prison mettait en lumière la complexité de la situation dans laquelle sont les anciens détenus. "Il faut savoir que 95% sont issus de la pauvreté et que près de 75% sont peu instruits ou qualifiés. Ils ont des parents qui sont allés en prison eux-aussi, des logements souvent insalubres. Or, ils doivent répondre aux exigences de la société qui impliquent un travail, un logement, une vie normale, alors qu'ils n'ont jamais eu de vie normale", détaille-t-il.

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