Journée mondiale du volontariat: "Je crois que c'est très valorisant de se sentir utile dans notre société"

Rendre visite à des personnes isolées, en accompagner d’autres pour une visite médicale ou encore assurer une permanence dans un magasin,… En ce 5 décembre, c’est la Journée mondiale du volontariat, qui est, selon une étude des Mutualités chrétiennes, bon pour la santé.


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Ce que Sébastien Libert, directeur des ressources humaines de la Croix-Rouge de Belgique, confirme. "C’est en tout cas ce qui s’observe apparemment chez nous et c’est donc une assez bonne nouvelle pour le volontariat en général et pour la Croix-Rouge et les bénéficiaires aussi évidemment. On a plus ou moins 25.000 volontaires sur l’ensemble du territoire belge et un peu plus de 11.000 en Belgique francophone et il ressort clairement que les gens sont assez fiers et heureux de travailler pour la Croix-Rouge et 80% d’entre eux souhaitent continuer leur bénévolat, donc j’imagine qu’ils en retirent quelque chose de positif."

Et ceux qui s’engagent dans le bénévolat sont de tous les profils et de tous les âges. "On commence à partir de 16 ans et le doyen a un peu plus de 100 ans aujourd’hui, donc pas mal de personnes s’engagent depuis plus de 40 ans. Tous les profils sont recherchés parce qu’on a tant besoin de quelqu’un qui est prêt à donner deux heures par semaine pour tenir un magasin de vêtements de seconde main que des gens avec d’autres compétences en gestion pour gérer une entité locale, une Maison Croix-Rouge qui peut y avoir à proximité de tous nos auditeurs."

"Valorisant de se sentir utile"

L’engagement est très prenant et chacun donne le temps qu’il lui est possible de donner. "Ça peut donc aller de deux heures à 20 ou 30 heures par semaine, c’est vraiment en fonction de sa disponibilité. Mais effectivement, je crois que c’est très valorisant de se sentir utile dans notre société, de trouver un sens parfois là où on n’en trouve plus quand on vous écoute. Je crois donc que ça fait pleinement sens d’aider les autres, entre le volontariat dans un centre de demandeurs d’asile, ou dans un magasin de vêtements de seconde main très proche, ou alors une épicerie sociale où on va donner des colis alimentaires parfois à ses voisins qui en manquent, ou encore un engagement dans le secourisme, qui est une image assez connue de la Croix-Rouge, secouriste au bord du terrain de foot ou de grands événements sportifs. Il y a plusieurs moyens d’aider."

Il s’agit principalement de sortir des gens de la solitude, comme les personnes âgées, indique-t-il. Il y a aussi, par exemple, des bénévoles qui accompagnent les enfants de détenus en visite à leurs parents, ce qui n’est pas forcément évidemment. "Quand on accompagne un enfant comme ça et que la prison est à une heure ou une heure et demie de chez lui, on rentre avec lui, il faut le vivre et ce n’est pas évident. Il faut faire preuve d’empathie, mais aussi parfois avoir besoin de soutien, clairement."

Encore à la recherche de bénévoles

Une formation est donc prévue pour les volontaires. "Tous les bénévoles qui rentrent chez nous reçoivent une formation qui explique d’abord un peu les principes de la Croix-Rouge, puis ils vont être aidés pour faire preuve de plus d’empathie et être accompagnés, et ça va jusqu’à des formations où on forme des ambulanciers, donc des formations d’un peu moins de 200 heures. C’est donc très large. Ou alors des postes de gestionnaires qui vont être accompagnés dans la gestion d’équipe ou la gestion financière de structures plus locales."

On le disait, la Croix-Rouge c’est 11.000 bénévoles du côté francophone, pourtant il en manque encore et toujours. "Le volontariat est clairement la force de frappe de la Croix-Rouge et j’en profite d’être à l’antenne pour remercier tous nos volontaires qui, au quotidien, nous aident et permettent d’accompagner les bénéficiaires, parce qu’on pourrait effectivement faire plus s’il y avait plus de gens, puisque les besoins sont malheureusement là. Dans toutes les provinces, il y a des besoins divers et variés, donc je ne peux qu’encourager les auditeurs à aller voir sur le site de la Croix-Rouge comment s’engager."

Les citoyens s’engagent malgré le fait que l’on vive dans une société où tout est rapide et où on ne prend peut-être parfois pas le temps. "Ça fait plaisir de voir que les gens sont toujours prêts à aider à la Croix-Rouge. On recrute plus ou moins 2000 volontaires par an. Après, il y a un système de roulement. Sur les un peu plus de 11.000, il y en a 2000 qui partent et 2000 qui arrivent chaque année. S’il y en avait 3000 qui arrivaient, ce serait bien."

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