Journée mondiale de la biodiversité: comment évolue le littoral belge?

Biodiversité : comment évolue le littoral belge ?
Biodiversité : comment évolue le littoral belge ? - © RTBF

Destruction de l'habitat, surpêche, présence massive d'espèces invasives et réchauffement de l'eau sont autant de raisons qui modifient considérablement le contenu de nos eaux de mer.

Notre littoral belge est long de 66 kilomètres et est fait de vastes plages qui ont été fortement bétonnées où il n’est pas aisé de faire subsister une grande biodiversité. Pourtant il réserve parfois des surprises comme la réapparition du phoque sur notre côte.

Le Sea Life Center de Blankenberge recueille des phoques affaiblis. Ils y sont soignés et nourris jusqu'à ce qu'ils puissent être relâchés en mer. Manu Potin, biologiste marin au Sea Life témoigne du fait qu’ils reçoivent de nombreux appels signalant la présence d’un phoque sur une plage.

Si aujourd'hui l'homme protège le phoque, il reste encore son plus grand prédateur. Les touristes et leurs chiens sur les plages l'empêchent de se reposer et l'affaiblissent. Par ailleurs, beaucoup de phoques s'étranglent avec les filets de pêche.

La population de la crevette grise a quant à elle, fortement chuté ces dernières années, mais aujourd’hui on en connaît les raisons. Des recherches menées par l'Institut de la pêche ont démontré le lien qui existe entre l'arrêt de l'utilisation du TBT, un colorant pour les coques de bateau, et la réapparition des crevettes grises.

Apparition d’espèces non indigènes

Mais tout ne va pas pour le mieux en mer du nord. Les millions de couteaux échoués sur nos plages sont en réalité une espèce importée d'Amérique. Les huîtres qui s’installent chez nous sont toutes originaires d'Asie. Francis Kerkhofs, biologiste marin à l’Unité de Gestion de la Mer du Nord, explique que " l'introduction d'espèces non indigènes augmente le risque de changer l'écosystème et d'empêcher la survie de nos espèces indigènes"

La surpêche est aussi pour beaucoup dans la disparition de ces dernières: aujourd'hui 85% de nos stocks de cabillaud ont disparu. Et le réchauffement de l'eau a fait apparaître des espèces venues du sud comme le bar ou le rouget, avec ce risque: nous risquons à l'avenir de manger de la bouillabaisse.

I.L. avec Lucie Dendoven

 

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK