Journée mondiale de l'autisme: Diego, portrait d'une inclusion réussie à l'école

Ce mardi 2 avril marque la journée mondiale de la sensibilisation à l'autisme. Depuis la rentrée dernière, un décret prévoit la mise en place d’aménagements pour permettre l’intégration d’élèves différents au sein des écoles fondamentales et secondaires de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Pourtant, pour les parents, trouver un établissement n’est pas toujours simple. Un jeune namurois, avec un accompagnement adapté, a pu suivre une scolarité classique au sein d'une école primaire de Jambes. 

Parmi tous les élèves de cette classe de 6e primaire, Diego est autiste haut-potentiel. Il est en permanence accompagné de sa logopède. Un parcours finalement classique, il a pu réaliser toutes ses primaires dans cette école: "Au départ j'avais quelques appréhensions et puis chacun a trouvé sa place et tout se passe très bien. On a tous très bien pris notre rythme de croisière", explique Valérie Charlier, son institutrice.

Grâce à un suivi permanent d'une logopède mais non pris en charge par les pouvoirs publics, Diego a pu s'insérer dans la classe parmi ses camarades: "C'est surtout l'aspect comportemental qu'on travaille et sur l'autonomie en classe. Comme c'est un trouble social et de communication, la logopède à son rôle à jouer à ce niveau surtout", décrit Elise Halbart, sa logopède. 

Admiré pour ses capacités

Pour le confort des élèves, de petits aménagements ont été réalisés comme la mise à disposition de casques anti-bruit par exemple. Finalement tout le monde y trouve son compte: "Il est hyper fort dans les exercices donc ça va", sourit une copine de classe. "Ce qui m'étonne surtout, c'est qu'il a sauté une année alors qu'il semblait avoir des difficultés... Enfin pas des difficultés pour les exercices mais plus pour parler", observe un camarade. 

Le contact avec les autres élèves est essentiel au développement de Diego. Mais trouver une école  n'est pas simple, la maman cherche déjà des écoles qui l'accepteront en secondaire mais a déjà essuyé trois refus:  "Le décret favorise l'inclusion, va dans notre sens... mais les directions n'ont pas l'air si au courant... En fait on a l'impression que les écoles n'ont même pas pris la peine de se renseigner, de téléphoner auprès de l'école ici pour comprendre l'expérience", déplore Letizia Trigona, la mère de Diego. 

Dans quelques mois, Diego entamera son parcours secondaire. Il pourra rester dans cette école deux ans supplémentaires. Après, il espère trouver d'un nouveau lieu d'apprentissage dans une école qui acceptera de l'accueillir. 

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