Journée de lutte contre le Sida: le nombre d'infections augmente

En 2012, on a diagnostiqué 1227 nouveaux cas d'infection au virus du Sida en Belgique. Or, comme le rappelle Nathan Clumeck, chef du service des maladies infectieuses au CHU Saint Pierre à Bruxelles, "on ne guérit pas du virus".

En tant que spécialiste de cette maladie depuis de longues années, il constate que la recherche sur le sujet se fait essentiellement dans deux directions. L'une d'entre elle consiste à réveiller le virus pour mieux l'attaquer. L'autre fonctionne sur le principe du vaccin : il s'agit d'injecter des morceaux de virus à des patients infectés afin de stimuler leur immunité.

Explications ci-dessous, au micro d'Olivier Nederlandt (RTBF radio).

Une maladie qui fait peur

Si la journée de lutte contre le Sida rime avec prévention, il y a, parallèlement, un énorme travail d'information à abattre. La maladie continue de faire peur à cause de l'ignorance qui l'entoure.

Une enquête a montré que la discrimination vis-à-vis des personnes atteintes du VIH reste problématique, particulièrement dans la sphère professionnelle. Près de deux tiers des personnes atteintes du VIH n’ont jamais déclaré leur séropositivité à leur employeur, par crainte de mise à l’écart ou de licenciement.

Georges Charuelle, membre de l’association Action plus lui-même atteint du VIH, a pu constater cette situation : "C'est constamment la discrimination, la stigmatisation. Si on est franc et qu'on avoue sa séropositivité, ça pose un problème. Si demain je dois chercher du travail, je ne vais pas dire à mon futur patron que je suis séropositif, non. Je le cacherai. Et si je dois prendre un traitement, je me cacherai pour le prendre".

Paradoxalement, ce problème se pose aussi dans le milieu médical. En Belgique, un séropositif sur dix, s’est déjà vu refuser des soins médicaux.

Thierry Martin, directeur de la Plate-forme de prévention sida a expliqué cette situation à Maxime Paquay (RTBF) : "Je pense que ça ne veut pas dire nécessairement que les médecins et infirmiers discriminent volontairement les personnes séropositives. Mais elles sont sans doute encore une information d'une autre époque. Et donc parfois cette discrimination part d'une méconnaissance".

Pour pallier cette méconnaissance, le plan de lutte contre le sida au niveau national a d’ailleurs prévu des formations destinées aux médecins généralistes.

RTBF

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK