JO 2012: la pollution pourrait être néfaste pour les athlètes

Le smog londonien
Le smog londonien - © LEON NEAL - BELGA/AFP

Le mauvais temps n’est pas le seul élément à craindre pour les Jeux olympiques. Un nuage estival de pollution pourrait aussi venir jouer les trouble-fête.

La qualité de l’air est un des plus grands problèmes rencontrés par Londres. D’après le Guardian, Londres a le pire bilan de qualité de l’air en Grande-Bretagne et se classe parmi les villes les plus polluées d’Europe.

En 2008, les organisateurs des JO de Pékin avaient pris des mesures drastiques trois semaines avant l’événement. La moitié des habitants de la ville, à savoir les 3,3 millions de personnes dont la plaque d’immatriculation se terminait par un chiffre pair, avaient reçu l’interdiction formelle de se déplacer en voiture. La fermeture de centaines d’usine avait également été ordonnée pendant la durée de la compétition.

Forte chaleur = risque

Bien que la pollution de Londres n’égale pas celle de Pékin, selon Le Monde, un nuage de pollution pourrait contraindre certains athlètes à prendre des médicaments pour éviter l’essoufflement ou des douleurs thoraciques. Keith Prowse, conseiller médical de la British Lung Foundation, a confié au Monde que certaines performances pourraient être affectées par la pollution, et que "ceux qui souffrent d'asthme pourraient le ressentir encore plus durement".

Le Guardian rapporte que, selon Franck Kelly (professeur de santé environnementale au King’s College de Londres), le niveau normal de pollution londonien ne troublera pas les athlètes tant qu’ils ne concourent pas à proximité des routes les plus fréquentées. Le spécialiste prévoit seulement des problèmes en cas de forte chaleur. Le cas échant, certaines zones pourraient dépasser les normes européennes de pollution dans l’air.

 

VA

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK