Jeunes en détresse: une association de volontaires à l'écoute

Le besoin d'être entendu: "Therapeuten voor jongeren" y répond
Le besoin d'être entendu: "Therapeuten voor jongeren" y répond - © BENOIT DOPPAGNE - Belga

Comment faire pour répondre à la détresse d’enfants et d’adolescents qui ont besoin d’un soutien psychologique? L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime que, dans les pays occidentaux, 1 jeune sur 5 a des troubles et problèmes mentaux. Dans notre pays, tant au Nord qu’au Sud, les services de santé mentale sont débordés, ils ont des listes d’attente de plusieurs mois.

C'est un secteur qui manque de moyens. Mais à Anvers, une initiative intéressante a vu le jour voici deux ans: TEJO, "Thérapeuten voor jongeren", thérapeutes pour jeunes.

C’est une association qui fonctionne entièrement sur base de volontariat. Elle reçoit gratuitement et sans rendez-vous tous les jeunes de 10 à 20 ans qui ont besoin d'une oreille attentive. Ici, tous les jeunes sont les bienvenus quelle que soient leur situation.

"Un sorte de tri"

Les thérapeutes les reçoivent immédiatement. Ils travaillent avec eux pendant une dizaine de séances. Ingrid Jongen, présidente de l'association, explique que, souvent, cela suffit pour les soulager. "Ce n’est pas le but de résoudre tous les problèmes, dit-elle. "Alors on dit, quel est votre problème, le principal pour vous?"

Mais les cas les plus lourds sont renvoyés vers les institutions spécialisées : "Sur 100 personnes qui viennent ici, il y a peut-être 3, 4 personnes qu'on conduit vers les centres spécialisés", précise la thérapeute.

L'association fait ainsi une sorte de tri. Elle espère aider à désengorger les services de santé mentale, tout en venant en aide à un maximum de jeunes. Le risque évidemment, c'est qu'elle finisse, elle aussi, avec des listes d'attente. "C'est une réalité", admet Ingrid Jongen. "Mais, parce qu'on travaille d'une manière courte, il y a beaucoup de roulement."

Jusqu'à présent, l'initiative semble en tous cas bien accueillie. Et les thérapeutes volontaires, comme Inge Malen, sont enthousiastes. Ce qui leur plaît: le contact avec les jeunes et avec les autres thérapeutes. Certains sont satisfaits de pouvoir construire quelque chose ensemble.

Toute la semaine, 80 psychologues viennent à l’association, en dehors de leurs heures de travail, pour assurer une permanence.

RTBF

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