Jean-Pascal van Ypersele: le pélerin du climat

Mardi, le GIEC, le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat, un organisme des Nations-Unies, doit se choisir un nouveau président. Parmi les 6 candidats qui se présentent, celui qui tient la corde est un climatologue belge qu'on ne présente plus, Jean-Pascal van Ypersele.

Des étoiles aux nuages

C’est la présidence ou plus rien a-t-il récemment déclaré. A 58 ans l’homme n’a d’ailleurs jamais manqué d’ambition. Petit, il voulait devenir astrophysicien ou Premier ministre, son arrière-grand-père a été plusieurs fois ministre, sa famille est aussi proche du Palais. Il a fait des études de physique et s'est intéressé très vite à une nouvelle discipline qui voyait le jour à l'UCL, la climatologie.

Jeune étudiant, il a milité dans des associations pour le développement, cela fait trente-six ans qu'il n'a qu'une idée fixe. Son mémoire de fin d’étude analysait déjà les effets du CO2 sur le climat. Docteur en sciences physiques, il deviendra professeur de climatologie à l'UCL. Il y a vingt ans, il intègre le GIEC, un organisme onusien. Il en devient le vice-président en 2008. Et qui sait, peut-être en deviendra-t-il le patron bientôt. Il est optimiste.

Convaincre du réchauffement climatique à tout prix

L'homme aime communiquer et surtout convaincre. Des atouts qui deviennent à certains moments des défauts. En 2013, lors d'un débat télévise du dimanche, il refuse d'être sur le plateau en même temps que des climato-sceptiques. Il dira: "On ne débat plus pour savoir si la terre est ronde ou si elle est plate!"

Autre ombre au tableau, sa prise de position en 2001, lors du procès des génocidaires du Rwanda, il y a défendu jusqu'au bout un collègue rwandais qu'il avait aider à revenir en Belgique. Celui-ci fut condamné. Un jugement que Jean-Pascal van Ypersele dit aujourd'hui respecter mais qu'il ne souhaite plus commenter.

Aujourd'hui, sa priorité c'est la présidence du GIEC. Le soutien à sa candidature semble unanime chez nous. Dans sa vidéo de présentation, il s'engage à un GIEC plus ouvert aux pays les plus pauvres et aux femmes, entre autres. Ses collaborateurs croisent les doigts.  

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