Jean-Charles Luperto inculpé d'outrage public aux moeurs

Jean-Charles Luperto a une nouvelle fois été entendu ce mercredi matin, avant d'être inculpé. Il nie toujours fermement les faits. Il a accès au dossier et peut demander des devoirs complémentaires.

Suite à cette inculpation, il y a une probabilité de demande de levée d'immunité parlementaire a précisé le procureur du Roi de Namur, mais pas d'arrestation en vue. "Pour le parquet, la probabilité de demande de levée de l'immunité parlementaire de Jean-Charles Luperto est grande. La question du mandat d'arrêt n'est clairement pas d'actualité", a souligné le procureur du roi de Namur, Vincent Macq, lors d'une conférence de presse. "Les arrestations sont peu fréquentes dans ce type de délinquance, même si, en cas de levée de l'immunité parlementaire, techniquement, il pourrait être arrêté. La levée de l'immunité permettrait d'avoir un acte de contrainte, comme le maintien en liberté sous conditions. Les éléments sont suffisamment sérieux pour que cette question soit débattue à un moment donné. Tout dépendra du temps et du contenu des devoirs en cours et complémentaires", a ajouté Vincent Macq.

L'inculpé reste donc libre. Son avocat rappelle qu'une inculpation ne remet en rien en cause la présomption d'innocence dont son client bénéficie comme tout justiciable.

Jean-Charles Luperto : "Je m'en tiens à la réserve que je m'impose"

Nous avons contacté Jean-Charles Luperto, il n'a pas souhaité répondre à notre demande d'interview : "Acceptez que je ne donne pas suite, à ce stade, à votre proposition. Je souhaite m'en tenir à la réserve que je m'impose depuis le début de cette affaire".

Pour rappel, un procès verbal avait été adressé au parquet en mai dernier suite à des accusations d'outrage public aux mœurs. Depuis lors, une enquête était en cours. Enquête au cours de laquelle d'autres faits ont été révélés. Le procureur évoquait dès novembre dernier quatre faits distincts advenus entre avril et octobre 2014. Le dossier avait été mis à l'instruction le 14 octobre dernier. Des perquisitions avaient ensuite eu lieu au domicile de Jean-Charles Luperto et dans ses bureaux.

Début novembre, l'ancien président du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles et bourgmestre de Sambreville (PS) avait démissionné de son poste parlementaire et fait un pas de côté en nommant un bourgmestre faisant fonction afin d'assurer sa défense dans les meilleurs conditions.

@julienvlass

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