"Je pense que ce sont des mesures fortes", commente Marius Gilbert à propos du Comité de concertation

Après les nouvelles mesures annoncées ce vendredi par le Comité de concertation, la Belgique entre dans un "confinement sans isolement" comme l’a dit le ministre-président wallon Elio Di Rupo. Des mesures strictes avec une réduction des contacts sociaux ainsi que l’obligation du télétravail. Les commerces non-essentiels devront aussi fermer leurs portes.


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L’épidémiologiste Marius Gilbert avait prévenu de la gravité de la situation depuis plusieurs semaines, notamment en appelant les personnes publiques à user de leur influence sur les réseaux sociaux pour amener à une prise de conscience plus générale et dans toutes les générations. "Je pense que ce sont des mesures fortes".

Il a observé que "le gouvernement s’est laissé le temps de voir si les dispositifs précédents amenaient un changement, ce qui n’a que trop faiblement été le cas. Mais dans la mesure où le doublement des courbes se fait tous les 8 à 10 jours il fallait des mesures plus fortes".

Avec ces nouvelles décisions, Marius Gilbert estime que l’on pourrait enfin imaginer une diminution de la courbe : "Je pense que sur la limitation de contacts, et sans raisons de croiser d’autres personnes : on se rapproche d’un lockdown complet". L’épidémiologiste constate aussi les apprentissages issus du premier confinement : "On connaît le risque sur la santé mentale, mais avec l’espoir que les mesures soient efficaces le plus rapidement possible".

#minuitmoinsune dans les maisons de repos

Dans cette épidémie, l’impact sur la mortalité qui peut suivre est conséquent. Marius Gilbert rappelle bien le risque : "On sait très bien que l’épidémie, même bien traitée, il y a un risque de décès important. Il fallait absolument prendre des mesures pour ralentir la croissance".

Dans le secteur des maisons de repos, durant la première vague a connu une mortalité très forte. Il commente la difficile situation observable : "Jusque il y a peu on a réussi à tenir une barrière étanche entre la communauté et les maisons de repos. Cependant, la pression devient tellement importante que cette barrière se met à lâcher et donc infecter des maisons de repos, où la mortalité est importante".

Au 16 octobre, la majorité des maisons de repos étaient encore épargnées signalait Sciensano. Cependant, en une semaine la situation s’est détériorée, l’Agence flamande de la Santé signalait une hausse de 58% des infections suspectes déjà le 20 octobre. Tandis que dans la capitale les moyens inquiètent quant à la poursuite correcte des soins.

 

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