Japon: possible premier cas de transmission de mammifère à humain du virus SFTS

Une tique photographiée à l'Institut national de recherche agronomique (INRA), à Maison-Alfort, le 20 juillet 2016
Une tique photographiée à l'Institut national de recherche agronomique (INRA), à Maison-Alfort, le 20 juillet 2016 - © BERTRAND GUAY

Le Japon a confirmé cette semaine un possible premier cas de transmission d'un mammifère à l'humain d'un dangereux virus appelé SFTS initialement véhiculé par des tiques, après le décès l'an dernier d'une femme mordue par un chat errant.

Âgée d'une cinquantaine d'années, elle est décédée environ dix jours après avoir conduit le félin malade chez le vétérinaire. Depuis, les autorités sanitaires ont découvert qu'elle avait contracté la maladie SFTS (syndrome de fièvre sévère avec thrombocytopénie) malgré l'absence de trace de piqûre de tique sur son corps.

Cette infection, apparue relativement récemment en Asie (Japon, Chine et Corée du sud), est diagnostiquée chaque année sur environ 60 patients dans l'archipel nippon, avec un taux de mortalité d'environ 20%, selon le ministère de la Santé.

"Jusqu'à présent, aucun cas de transmission d'un mammifère à l'homme n'avait été rapporté", a indiqué mardi à l'AFP une porte-parole du ministère.

"Il n'est pas encore confirmé que le virus vienne du chat, mais il est possible que ce soit le premier cas mondial" de ce type, a-t-elle ajouté.

Aucun traitement ou vaccin n'est disponible contre le SFTS, un syndrome qui se manifeste par une forte fièvre, des vomissements et diarrhées, une défaillance multiviscérale voire des troubles comportementaux.

"Le meilleur moyen de réduire le risque d'infection est d'éviter de se faire piquer par des tiques", rappelle le ministère qui a demandé aux habitants de redoubler de vigilance en ne caressant pas les animaux suspects.

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