Israël rase le logement d'un Palestinien accusé d'un attentat qui avait tué un bébé

Israël rase le logement d'un Palestinien accusé d'un attentat qui avait tué un bébé
Israël rase le logement d'un Palestinien accusé d'un attentat qui avait tué un bébé - © ABBAS MOMANI - AFP

Les forces israéliennes ont démoli tôt mercredi en Cisjordanie le logement d'un Palestinien pour un attentat ayant coûté la vie à un bébé israélien en décembre dans le territoire occupé, a indiqué l'armée qui avait abattu le suspect trois jours après l'attaque.

Israël démolit régulièrement les maisons de Palestiniens accusés d'avoir mené des attaques anti-israéliennes.

L'armée a publié mercredi des photos et une vidéo montrant les forces israéliennes entrant de nuit dans le village de Kobar, au nord de Ramallah, et un engin de chantier démolir à l'aide d'un bras articulé le domicile de Salah Barghouthi.

Salah Barghouthi est accusé par Israël d'avoir perpétré une attaque à l'arme à feu commise le 9 décembre à partir d'une voiture contre un arrêt de bus près de la colonie israélienne d'Ofra en Cisjordanie occupée. Il a été abattu trois jours plus tard.

Une mère enceinte de sept mois avait été atteinte dans l'attaque du 9 décembre et le bébé, mis au monde prématurément, avait succombé quelques jours après. Sa mort avait suscité un vif émoi en Israël.

Des familles à la rue

Salah Barghouthi avait été abattu le 12 décembre par les forces israéliennes alors qu'il tentait selon elles de s'enfuir. Le mouvement islamiste Hamas l'avait présenté comme un de ses membres.

Son frère Assam avait été arrêté en janvier. Il est accusé d'une autre attaque à l'arme à feu également en Cisjordanie occupée, commise à partir d'une voiture contre un arrêt de bus, près de la colonie israélienne de Givat Assaf le 13 décembre. Deux soldats israéliens avaient été tués, et une civile et un autre soldat gravement blessés. Les forces israéliennes avaient démoli sa maison le 7 mars.

Le gouvernement israélien défend l'effet dissuasif des démolitions sur ceux qui seraient tentés de passer à l'acte. Les détracteurs de cette pratique la dénoncent comme relevant du châtiment collectif et affectant des familles qui se retrouvent à la rue.

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK