Isabelle Arpin, cheffe reconnue: "Les femmes désireuses d'exercer cette profession ont désormais plus d'ouvertures pour le faire"

La cheffe étoilée Isabelle Arpin
La cheffe étoilée Isabelle Arpin - © RTBF

Dans deux jours, le 08 mars, ce sera la journée internationale des droits de la femme. Isabelle Arpin, cheffe du restaurant "Isabelle Arpin" à Bruxelles, était l’invitée de Matin Première. L’occasion pour cette personnalité de la gastronomie, originaire de Bergues (département du Nord, France) de faire le point sur la condition de la femme dans ce secteur d’activité.

Pour elle, qui s’exprimait au micro de Thomas Gadisseux et de François Heureux, la cuisine reste un milieu très masculin. Mais cela change, peu à peu. "Il y a une cinquantaine d’années encore, c’était un métier de femmes. Puis il a changé". Et Isabelle Arpin d’expliquer qu’il a fallu commencer à impressionner des chefs d’états, montrer sa force physique, insister sur les horaires compliqués,… A l’heure actuelle, au point de vue de l’emploi du temps, le métier aurait selon la cheffe tendance à changer, et les femmes désireuses de faire cette profession auraient désormais plus d’ouverture pour s’y lancer.

Mais le métier pourrait continuer à refroidir celles qui voudraient s’y investir. La parité n’est pas encore présente dans les écoles et ça reste un milieu encore très masculin. Voire un brin martial… "La discipline est militaire. Et le vocabulaire utilisé est militaire. On parle de "brigade", de "chef (fe)"… En postulant auprès de moi, les femmes espèrent peut-être un management moins contraignant". Mais loin d’être une question de sexe, ce serait, selon elle, un métier ou la volonté primerait davantage. "J’ai caractère fort, je sais travailler 16 heures par jour, courir partout… Ce que certains hommes ne font pas" développe Isabelle Arpin.

 

6 femmes étoilées seulement en Belgique

 

Pour la cordon-bleu, rien ne sert d’opposer les genres. L’important est donc "la cuisine", et pas le sexe de la personne qui la confectionne : "Il y a UNE cuisine. Avec des femmes et des hommes qui la pratiquent. Il n’y a pas plus de fleurs dans l’assiette parce que c’est une femme qui cuisine". Elle affirme vouloir cependant, "agir pour faire avancer la visibilité des femmes au quotidien". Et ainsi mettre en exergue divers talents, en collaborant avec des femmes (design, décoration du restaurant,…). Et ainsi faire bouger les choses petit à petit. Un menu, plus de réjouissant, dans lequel il ne faut surtout pas "se monter les uns contre les autres".

Reportage du JT de 13h de ce vendredi:

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