Iran: la pollution a tué 4460 personnes en un an à Téhéran

Des nuages de pollution au-dessus de la capitale iranienne Téhéran, en juillet 2009
Des nuages de pollution au-dessus de la capitale iranienne Téhéran, en juillet 2009 - © Behrouz Mehri

La pollution a tué 4460 personnes à Téhéran au cours de la dernière année iranienne (mars 2011-mars 2012), a déclaré Hassan Aghajani, conseiller du ministre de la Santé cité dimanche par les médias iraniens.

"Au cours de l'année dernière, 4460 personnes sont mortes à cause de la pollution", a indiqué Hassan Aghajani.

Pour la seconde fois en un mois, les autorités ont fermé samedi les administrations, les écoles et les universités en raison d'un taux de pollution élevé. Elles ont aussi imposé la circulation alternée pour diminuer le trafic automobile, principal cause de pollution.

Les voitures iraniennes consomment en moyenne plus que dans les autres pays, avec une qualité d'essence généralement inférieure.

Selon le directeur de la société de contrôle de l'air, Youssef Rachidi, l'essence produite en Iran contient "entre 2% et 3%" d'éléments cancérigènes, "alors que ce taux doit être inférieur à 1%", a rapporté le quotidien réformateur Bahar.

De même, le taux de sulfure de l'essence est plus de trois fois supérieur aux normes internationales.

L'Iran produit plus de 60 millions de litres d'essence, ce qui correspond à peu près à sa consommation. Les responsables du ministère du Pétrole ont promis d'améliorer la qualité de l'essence pour satisfaire aux normes de l'essence euro 4 et euro 5, utilisée dans les pays européens. Mais pour l'instant, une grande partie de l'essence produite est de qualité euro 2.

Téhéran est l'une des villes les plus polluées au monde, en raison de sa situation géographique, à 1500 mètres d'altitude dans une cuvette entourée de montagnes, et de la circulation automobile qui augmente régulièrement dans cette capitale de 8 millions d'habitants.


AFP

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