Irak: le bloc chiite désigne un nouveau candidat Premier ministre

"L'Alliance nationale irakienne a désigné Haïdar al-Abadi comme son candidat pour le poste de Premier ministre", a déclaré un député, une information confirmée par plusieurs autres sources parlementaires.

Haïdar al-Abadi, né en 1952 et titulaire d'un doctorat de l'université de Manchester, est actuellement le premier vice-président du Parlement.

Le président irakien Fouad Massoum l'a chargé de former le nouveau gouvernement, lors d'une brève cérémonie retransmise en direct à la télévision. "Le pays est entre vos mains", a-t-il déclaré.

Les États-Unis ont félicité Haïdar al-Abadi, peu après qu'il eut été chargé par le président irakien de former un nouveau gouvernement d'union nationale. "Nous félicitons Haïdar al-Abadi pour sa nomination et l'exhortons à former un gouvernement et un programme d'envergure nationale aussi vite que possible", a souligné Brett McGurk, le diplomate du département d'Etat chargé de l'Irak et de l'Iran.

Un rejet sans surprise

Le Premier ministre sortant irakien Nouri al-Maliki, qui briguait un 3e mandat, a jugé que la nomination lundi de son successeur constituait une violation de la Constitution, menée avec le soutien des États-Unis.

"Nous rejetons cette violation de la Constitution", a affirmé Nouri al-Maliki en faisant référence à la nomination de Haïdar al-Abadi, un membre de son parti, comme nouveau chef du gouvernement. Washington "s'est tenu aux côtés de ceux qui ont violé la Constitution", a-t-il ajouté dans un enregistrement diffusé à la télévision.

Nouri al-Maliki avait porté plainte

Nouri al Maliki avait mobilisé ses troupes à Bagdad pour se maintenir au pouvoir pour un troisième mandat, malgré l'opposition des sunnites, des kurdes, de certains chiites et des pays occidentaux.

Lundi matin, la Cour suprême fédérale avait aussi estimé qu'il incombait à son parti, le mieux représenté au parlement, de désigner le nouveau Premier ministre.

Dimanche, les forces irakiennes s'étaient déployées à Bagdad. "Il y a une forte présence de membres de la sécurité, de la police et de l'armée, spécialement autour de la 'zone verte'", un quartier hautement protégé où sont basées les institutions clé du pays, a indiqué un haut responsable de la police à l'AFP.

Ce déploiement a débuté vers 19H30 GMT, 90 minutes avant que le Premier ministre Nouri al-Maliki annonce à la télévision d’État qu'il allait déposer une plainte contre le président Fouad Masoum.

Avec AFP

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