Interpellations au Parc Maximilien: la police explique avoir reçu des infos sur la présence de passeurs

Selon la porte-parole de la zone de police Bruxelles-Capitale Ixelles, Ilse Van De Keere, les interpellations effectuées dimanche soir au Parc Maximilien ont été menées suite à des informations reçues sur la présence de passeurs actifs dans le parc.

Ces passeurs proposaient selon la police aux migrants de se rendre en Grande-Bretagne contre rémunération.

Toujours selon la porte-parole, dix personnes ont été interpellées et sept migrants ont quant à eux reçu un ordre de quitter le territoire.

Des bénévoles témoins des arrestations de migrants dimanche au Parc Maximilien, à Bruxelles, pensent que plus de dix personnes auraient été appréhendées, comme indiqué par les autorités. Selon eux, trois fourgons de police pouvant contenir neuf à dix personnes ont quitté les lieux après l'opération.

"La police intervient, se met à interpeller les migrants, repousse les bénévoles, les menace de saisir les téléphones et d’effacer le contenu des appareils téléphoniques si les bénévoles continuent à filmer et à prendre en photo l’arrestation, affirme Mehdi Kassou, membre de la plateforme citoyenne. Les bénévoles sur place font état de trois ou quatre vans selon les témoignages. Ils ont été remplis de migrants. Soit une quarantaine d’arrestations selon les témoins". 

De son côté, le Mouvement Ouvrier Chrétien (MOC) demande l'arrêt immédiat des "rafles de migrants". 

"N'ayons pas peur des mots: il s'agit d'une véritable rafle, qu'il faut condamner avec la plus vive fermeté. Ce n'est malheureusement pas la première. Cette fois, elle s'est donc déroulée sous le regard atterré de citoyens qui posent un acte solidaire pour pallier la défaillance de la politique d'accueil de notre pays", dénonce lundi le président du MOC, Christian Kunsch, dans un communiqué.

 

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