Interdire les sites de sugardaddies n'arrêterait pas la prostitution étudiante

Interdire les sites de rencontre entre jeunes étudiantes et sugardaddies, des hommes d’âge mûr qui ont des moyens financiers importants, ne permettrait pas d’endiguer la prostitution étudiante. C’est l’avis de Renaud Maes, le rédacteur en chef de La Revue Nouvelle et professeur à l’Université de Saint-Louis qui était invité de Soir Première.

En effet, ce n’est pas le seul moyen par lequel ce genre de relation peut se créer. "Il est très difficile d’interdire ces sites. Parce qu’ils sont souvent basés à l’étrangers, la plupart du temps, dans des pays qui ont des législations très laxistes, sinon inexistantes sur la question", affirme Renaud Maes.

Les sites opèrent depuis l’étranger et y organisent même leurs publicités, mais ce n’est pas l’unique problème que représenterait leur interdiction. Si on les interdisait, les utilisateurs de ces sites se tourneraient vers d’autres plateformes, comme l’explique Renaud Maes : "il y aurait un report vers les plateformes de rencontre classiques, toutes les applications de rencontre sur les smartphones peuvent servir à cette fin".

Il y a également d’autres canaux par lesquels la prostitution étudiante s’est toujours historiquement organisée : "depuis les bars jusqu’aux agences d’escort".

Evidemment, l’interdiction de ces sites est une option positive pour Renaud Maes. Ces sites sont des catalyseurs. "Ils augmentent le phénomène et rendent plus facile la mise en contact", explique-t-il.

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