Interdiction de rassemblement à Anvers après de nouvelles violences et arrestations durant la nuit

Quatre blessés, une quarantaine d'arrestations lors de nouvelles violences à Anvers: interdiction de rassemblement
Quatre blessés, une quarantaine d'arrestations lors de nouvelles violences à Anvers: interdiction de rassemblement - © Tous droits réservés

Une quarantaine de personnes ont été arrêtées administrativement dans la nuit de dimanche à lundi à Anvers, suite à une nouvelle poussée de violences aux alentours de la rue de Brederode, a confirmé la police locale vers 2h lundi. Deux arrestations judiciaires ont été délivrées pour port d'armes illégal. Les tensions ont fait quatre blessés, dont un inspecteur de la police, deux personnes ont été transportées à l'hôpital.

Après une première poussée de violences vendredi dans le quartier, la soirée de dimanche a aussi été émaillée de nouvelles tensions. "Les membres de l'équipe de médiation ont été attaqués par une centaine de personnes. Rapidement les forces de police ont repris le contrôle de la situation. Un policier a été blessé et a été transporté à l'hôpital", communique la police.

Interdiction de se rassembler

Vers 22h, les fauteurs de troubles ont à nouveau perturbé le retour au calme et s'en sont pris à la police avec des bâtons et barres de fer, ainsi que des bombes incendiaires. "Il était aussi question d'une arme lourde, mais la police n'est pas en mesure de confirmer. Un pistolet léger a toutefois été retrouvé", poursuit le bilan délivré par la police.

Entretemps, le bourgmestre d'Anvers Bart De Wever (N-VA) a établi une interdiction de rassemblement pour une semaine au moins dans le quartier de Brederodewijk. "Je condamne avec force la manière dont un conflit étranger est importé et la facilité avec laquelle des fauteurs de troubles pensent pouvoir utiliser la violence contre des personnes et des propriétés", indique la communication du bourgmestre d'Anvers.

"Ils ne réussiront pas et nous continuerons à agir très fermement car ce comportement est contraire à la liberté d'expression dont nous jouissons dans notre société urbaine. Cette liberté exige le respect des uns des autres. Indépendamment des convictions personnelles ou origines".

Etant donné que les violences n'émanent pas d'une "minorité marginale", le bourgmestre compte s'entretenir au plus tôt avec les communautés turques et kurdes anversoises. "Je vais évaluer avec elles comment mettre fin à ces tensions".

Le bourgmestre a par ailleurs remercié les efforts de la police locale. Des unités spéciales décentralisées de la police fédérale ont aussi été déployées dimanche soir vu les développements dans la ville, a confirmé le porte-parole de la police d'Anvers, Wouter Bruyns. Les autorités ont été confrontées à une centaine de personnes, dont certaines brandissaient des bâtons et barres de fer, dans le quartier de la rue de Brederode.

Vendredi déjà, ce même quartier avait été la cible de violences lorsqu'un bus de la campagne "Free Ocalan" (nom du leader kurde emprisonné par la justice turque) avait abouti -par accident- dans la rue de Brederode, où vivent de nombreux immigrés turcs. La confrontation avait débouché sur un accès de violences.

La police avait procédé à l'arrestation administrative d'une quarantaine de fauteurs de troubles. Un individu avait été arrêté judiciairement pour port d'arme illégal. On avait alors dénombré huit blessés, dont un policier atteint par un jet de pierre.

Après le retour au calme, la police a continué à patrouiller quelques heures dans les environs pour vérifier le respect de l'interdiction. "Plusieurs petits comités ont violé l'interdiction donnant lieu à des arrestations administratives".

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK