Insecticide pulvérisé dans un magasin de chocolat de Brussels Airport: la marchandise détruite « par précaution »

Une dame de passage à l’aéroport a filmé ces images dans un magasin de l’enseigne The Belgian Chocolate House à Brussels Airport. Tout d'abord, un homme, équipé d’un masque et d’un pulvérisateur, passer d'un bout à l'autre du magasin. 

Dans cette seconde vidéo, la dame, visiblement choquée, s’indigne de leur présence avec cet insecticide malgré la marchandise. Les hommes lui répondent que c’est inoffensif et approuvé par l’Afsca. « C’est bien pour ça que vous mettez des masques. Ce sera bon pour les chocolats. »

C’est la dame en question qui nous a fait parvenir ces images. Les deux hommes, eux, travaillent pour IDF (International Duty Free), qui est à l’origine des premières boutiques Duty Free des aéroports de Bruxelles Zaventem et Charleroi.

L’Afsca (l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire), après avoir eu vent de la plainte, a ouvert une enquête. « Un contrôleur s’est rendu sur place mardi matin et a fait le tour des quatre magasins Belgian Chocolate. Deux d’entre eux vendent des produits emballés et non emballés », explique la porte-parole, Stéphanie Maquoi. Elle précise aussi que l'insecticide a été pulvérisé uniquement sur le sol. 

Le produit est en fait utilisé pour lutter préventivement contre les insectes et conçu pour l’horeca. Il pouvait donc tout à fait être utilisé dans cette zone. Ce qui pose problème, c’est la procédure, la façon dont le produit a été utilisé. Le mode d’emploi précise qu’il faut recouvrir les produits environnants mais aussi le matériel d’emballage de la marchandise en lui-même, ce qui n’a pas été fait par les employés. La marchandise a finalement été détruite par mesure de précaution.

17 plaintes par jour

L’Afsca retournera sur place dans deux semaines pour voir si la procédure a bien été mise en place (comme la formation des nouveaux arrivants) et pour s’assurer que les employés sont mieux formés de manière générale. Un contrôleur reviendra finalement dans 6 mois. Si ce n’est pas en ordre, il y aura un procès-verbal.

Les plaintes sont fréquentes pour l’Afsca. Ils en reçoivent en moyenne 17 par jour. « On envoie un inspecteur sur place directement. C’est une priorité pour le contrôleur de vérifier si la plainte est justifiée ou non. »

En 2018, 80 à 90% des plaintes déposées à l’agence ont été traitées dans les 10 jours. La personne reçoit ensuite un feedback. « C’est important que les consommateurs s’adressent à nous pour réagir de manière rapide et ciblée. »

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