Inondations en Belgique : faut-il déménager ou rester près d’un cours d’eau ?

Ce n’est pas la première fois que des inondations d’une telle ampleur frappent le pays. Aujourd’hui, certains se demandent si c’est encore raisonnable d’habiter ou de développer une activité dans des zones inondables.

Qu’ils soient commerçants, serveurs ou encore instituteurs, de nombreuses personnes ont vécu le même calvaire. Et pour certains, ce n’est pas la première fois. En août 1987, Nicolas Guillaume, aujourd’hui imprimeur, avait déjà connu une inondation de ce genre à Acoz près de Gerpinnes. Alors qu’il était enfant, l’imprimerie avait déjà été inondée par la crue du ruisseau d’Hanzinne.

Un schéma qui se répète

34 ans plus tard, le schéma se répète pour Nicolas. "Savoir qu’on a déjà tout recommencé une fois, petit à petit se reconstruire et arriver à quelque chose de bien et tout s’effondre une deuxième fois".

Cette nouvelle est donc un fameux coup dur pour lui et son entreprise.

"Continuer, je vais continuer. Ça c’est clair, je n’arrêterai pas. Mais je vais peut-être continuer d’une manière différente", ajoute-t-il.


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Déménager, c’est le choix qu’ont décidé de prendre Frédéric et Phillippe. Ces deux frères ont également vécu la crue de 1987 à Acoz. Tétanisés, ils ont décidé de déménager loin d’un cours d’eau.

Rares sont les gens qui habitent encore dans le quartier

"Rares sont les gens qui habitent encore dans le quartier. Il y a des gens qui sont carrément partis après. Ils se sont dit, nous, on revend et on s’en va évidemment", explique Frédéric Guillaume, habitant d’Acoz.

Rester ou partir, chacun mesure les risques de vivre à côté d’un cours d’eau qu’on ne pourra jamais maîtriser en cas de nouvelle crue.

 

Extrait du JT de 13H du 18/07/2021

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