Infractions aux règles Covid : ces pays qui incitent (parfois financièrement) les citoyens à la délation

Dans certains pays, la délation peut rapporter de l'argent
Dans certains pays, la délation peut rapporter de l'argent - © Voyagerix - Getty Images/iStockphoto

Plusieurs responsables de zones de police belges ont fait part à la RTBF de la recrudescence constatée du nombre de dénonciations concernant le non-respect des règles sanitaires. Ces dénonciations auprès de la police se font par téléphone ou parfois par courrier anonyme. Certains le font parfois en publiant une photo ou une vidéo sur un réseau social.

Dans certains pays, les autorités ont mis en ligne des applications mobiles ou des sites internet destinés à recevoir les messages de citoyens qui veulent rapporter les infractions aux lois sanitaires. C’est le cas par exemple de la Nouvelle-Zélande, où le site dédié a enregistré plusieurs centaines de plaintes depuis le début de la crise sanitaire. Au Québec, plusieurs villes ont ouvert des sites permettant de signaler les manquements, comme l’écrit le Courrier International : des fonctionnaires sont chargés de trier les centaines de formulaires reçus afin d’assurer un suivi. De tels sites existent aussi au Portugal, en Irlande du Nord et à Rome, selon Politico. La Chine est un autre pays où la délation est un des outils mis en place afin de poursuivre les réfractaires au respect des règles.

En Corée du Sud, la délation est une pratique tellement répandue qu’il existe des écoles qui l’enseignent. Dénoncer son prochain permet parfois de gagner assez d’argent pour que cela devienne l’activité principale. Selon RFI, les délateurs sont surnommés des "paparazzis" : ceux qui établissent des "rapports de sécurité" complets, accompagnés de photos et de vidéos, sont récompensés financièrement (d’une somme qui peut aller jusqu’à 750 euros pour les plus efficaces). Les faits dénoncés vont du non-respect du port du masque aux rassemblements interdits.

Chez nous, les contrôles seront renforcés en cette Saint-Sylvestre (extrait du 13h):

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