Infrabel engage des statutaires en deux heures de temps

Expérimentée avec succès dans plusieurs villes flamandes, avant des passages en Wallonie dans le second semestre, la formule du "jobdays" est proposée ces vendredi et samedi à Bruxelles.

Infrabel convie les 600 candidats à l'un des 105 postes disponibles dans l'un de ses centres techniques. En l'occurrence: le "centre logistique infrastructure (CLI) de Petite-Ile situé à Anderlecht. Une procédure de recrutement classique ne suffit pas à Infrabel pour remplir les cases vides.

Plus de 40% du personnel sera admis à la retraite dans les cinq prochaines années et partiellement remplacé.

Un intérêt des travailleurs de Caterpilar

Ces emplois dans la mécanique, dans l'électricité, dans l'électro-mécanique sont ouverts tantôt à des ouvriers qualifiés, tantôt à des ouvriers non-qualifiés, à des étudiants (jusqu'à des bacheliers) fraîchement diplômés, à des chômeurs, à des travailleurs en place ailleurs.

"Et n'oublions pas les employés et ouvriers d'entreprises en difficulté ou sur le point de fermer", enchaîne Bart Van de Putte, chargé du recrutement chez Infrabel, le gestionnaire du réseau de chemin de fer.

"Nous avons d'ailleurs des accords avec ce type d'entreprises. Il est évident que le profil d'un bon nombre de ces travailleurs correspond à ce que nous recherchons. Nous avons déjà engagé une dizaine de salariés de Caterpilar!"

Mieux qu'un site web

Dans le meilleur des cas, un candidat est embauché au terme d'un parcours de deux petites heures, de l'accueil et des descriptions de tâches, à la négociation salariale, à l'examen médical, en passant par des entretiens, dont le dernier face à un jury.

Deux petites heures pour une promesse d'engagement avec le titre (envié!) de statutaire après une année de stage et un dernier examen interne de régularisation: "Ca paraît court, commente Arnaud Reymann, l'un des porte-paroles d'Infrabel, mais sachez que nous avons mobilisé 180 membres de notre personnel."

Tout comme la défense, Infrabel s'ouvre donc vers l'extérieur afin de promouvoir ces différents métiers, "encore insuffisamment connus", selon Arnaud Reymann.

A l'heure où toutes les informations sont disponibles sur un site, avec une éventuelle animation en 3D, à quoi sert-il encore de se déplacer? Moïse est candidat à un poste d'agent de maintenance: "ce que j'ai vu ici, à Anderlecht, m'a directement intéressé. Quand on vient sur place, on rencontre des professionnels de la société et on fait encore des découvertes." Rien ne vaut le terrain...

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