Informaticiens : des perles rares et des salaires en hausse

Une société spécialisée dans le recrutement d’informaticiens, Robert Half Belux, vient de sortir son guide des salaires 2018 pour les professionnels des secteurs IT, finances, comptabilité et administration. L’an prochain, les spécialistes IT seront les plus gâtés. Les CIO belges prévoiraient de leur octroyer une augmentation salariale de l’ordre de 15%.

Nous nous sommes rendus chez Elia, le gestionnaire du réseau électrique belge de haute tension, dans un bureau où ne travaillent que des informaticiens.  Comme beaucoup d’entreprises, Elia doit développer de nouveaux projets et est en permanence à la recherche de cinq à dix spécialistes de l’informatique. Ces spécialistes dits de l’"IT", à savoir, des technologies de l’information, sont difficiles à trouver.  "Il nous faut à peu près quatre mois pour trouver les bons  profils. Nous disposons d’une équipe de recruteurs expérimentés qui travaillent activement à ces recherches, car les I.T. ne sont pas disponibles sur le marché de l’emploi", explique Shanna Jacobs, responsable recrutement chez Elia.

Des spécialistes rares et difficiles à recruter

Selon le cabinet de recrutement Robert Half, les professionnels de l’informatique ne seraient plus que 193 800 en Belgique aujourd’hui, contre près de 199 700 en 2014.  Comme ces profils recherchés sont rares, leurs salaires augmentent souvent plus que dans d’autres professions.  Selon Joël Poilvache, directeur chez Robert Half Belux, "A la sortie de sa formation et à l’entrée dans l’entreprise, un jeune développeur aura un salaire autour des 2500 euros voire plus, alors que globalement un jeune universitaire touchera autour de 2000 par mois pour son premier emploi".

Chez Akros, spécialiste du recrutement d’informaticiens, on cherche la perle rare pour le compte d’entreprises clientes qui veulent engager des experts en informatique et qui souvent cherchent les même profils. "Forcément tout le monde utilise les mêmes technologies et font les mêmes recherches de personnel", explique Sébastien Jacqmin (directeur associé – Akros). 

Un travail de séduction de la part des recruteurs

Il faut trouver l’oiseau rare si ce n’est pas déjà trop tard, et le séduire.  "Les candidats juniors ont souvent déjà signé un contrat avant d’être diplômés.  S’ils attendent l’obtention de leur diplôme, ils reçoivent cinq à six offres fermes en une ou deux semaines.  Fatalement, il va falloir les séduire et leur offrir de belles opportunités pour les motiver", explique Amélie Alleman (directrice associée -Akros)

La future recrue fera son choix en fonction de l’environnement de travail, du projet informatique sur lequel elle travaillera, et bien sûr aussi, du salaire.

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