Infections nosocomiales: quelle prévention ?

Après les décès de deux personnes causés par des infections nosocomiales hier à l'hôpital Epicura d'Hornu, gros plan sur les mesures de précautions liées à ces maladies qui peuvent parfois être mortelles. En Belgique, 2600 personnes meurent chaque année des suites d'une infection nosocomiale. 

Une bactérie multirésistante comme l'Acinetobacter baumannii, voilà la forme que peut prendre une infection nosocomiale. Une infection qui se développe bien souvent en milieu hospitalier. Vous pouvez donc rentrer à l'hôpital pour un problème quelconque et y attraper une autre infection. En Belgique, sept personnes décèdent des suites d'une infection nosocomiale chaque jour.

Pour éviter que cela n'arrive, à l'hôpital Ambroise Paré de Mons, on a pris des mesures. "Il y a d'abord l"hygiène des mains, ça c'est vraiment la précaution d'hygiène de base", explique Bénédicte Vos infirmière hygiéniste. "La désinfection des mains à la solution hydroalcoolique; ça c'est vraiment la solution de base. C'est porter un masque si on a un risque de projection, des gants si on a un risque d'exposition avec des liquides biologiques, un tablier plastique aussi. C'est aussi la vaccination du personnel qui est indispensable comme pour la grippe". Des mesures de base donc mais à celles-ci viennent s'ajouter des mesures supplémentaires en cas d'infection : "On va mettre des précautions additionnelles de contact: des gants, des blouses et le port d'un masque respiratoire si il y a des infections respiratoires", explique Bénédicte Vos. 

 


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Les patients faibles plus à risque

Ce sont principalement les patients les plus faibles qui sont touchés. C'est pourquoi à Ambroise Paré on applique ces mesures spécifiques aux services "à risque" comme la gériatrie, l'oncologie ou encore les soins intensifs. "De manière générale ce sont les personnes âgées, les personnes diabétiques qui sont les plus sensibles", détaille le docteur Camelia Rossi, infectiologue au CHU Ambroise Paré. Des infections qui sont aussi causé par les nouvelles manières de traiter les patients. "Ce sont des infections qui sont liées au fait qu'on soigne les patients de manière plus agressives et plus efficace aussi. Ce sont des infections liées au fait qu'on met des catheters, des sondes urinaires, etc. qui sont des corps étrangers et qui à la longue peuvent causer des infections.

Alors comment éviter ces infections ? En plus des mesures d'hygiène, toute une série de mesures préventives sont nécessaires comme un bon suivi du patient. "On va retirer les catheters au plus vite quand ils ne sont plus utiles. On va adapter les traitements antibiotiques pour qu'ils soient le plus efficaces possibles et ainsi ne pas favoriser l'émergence de bactéries multirésistantes."

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