Incidents racistes au Pukkelpop: deux des jeunes invités par Zuhal Demir à visiter le musée du Congo

La secrétaire d'état à l'égalité des chances Zuhal Demir rencontrait ce mardi midi deux des jeunes filmés en train d'entonner un chant raciste au festival Pukkelpop, samedi, dont l'un a affirmé dans la presse flamande avoiré été "effrayé" par son propre comportement. Elle a annoncé des mesures pédagogiques et en particulier la visite du musée de l'Afrique de Tervuren.

Le parquet du Limbourg a ouvert une enquête, lundi, après qu'une jeune femme bruxelloise et sa soeur ont dénoncé avoir été victimes de violence physique et verbale, et cela sans réaction des témoins. Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre un groupe de jeunes seriner des paroles racistes en néerlandais: "Handjes kappen, de Congo is van ons" ("Couper les mains, le Congo est à nous"). 

"A mon grand regret, je suis l'un des jeunes qui chantent la chanson en question dans cette vidéo. C'était sans réfléchir et sans prendre conscience des conséquences", a réagi un des jeunes dans Het Belang van Limburg, que la Secrétaire d'Etat a voulu rencontrer. D'une part parce qu'elle est de Genk aussi, et a voulu lui parler dans le sens d'une démarche non de répression, mais pédagogique. Elle a ainsi annoncé à la RTBF qu'elle organiserait avec les deux jeunes la visite du musée du Congo à Tervuren, une fois que celui-ci aura rouvert à la fin de l'année. "L'important n'est pas de punir, mais on ne peut pas laisser dire ce qui a été dit, estime-t-elle, il est important de rappeler ce qui s'est passé au Congo, et qui est à prendre au sérieux"

"Je suis effrayé de mon propre comportement, qui n'est pas du tout en adéquation avec la personne que je suis ou souhaite être", avait exprimé un des deux jeunes hommes dans la presse. "Je trouve très grave la manière dont je suis aujourd'hui rendu public. Je présente mes excuses auprès de tous ceux qui se sentent offensés et en particulier aux deux femmes qui ont, à juste titre, jugé cela inacceptable."

La jeune femme semble désormais victime de harcèlement sur les réseaux sociaux, de la part, notamment, des jeunes vlaams belang. Ces derniers ont d'ailleurs fouillé son passé numérique et ressorti des tweets ouvertement racistes contre les blancs. Dont plusieurs dataient de 2015 et 2017...Des tweets, depuis, effacé par la jeune femme. 

 

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