Incidents à Louise: sur les 4 arrestations judiciaires, 3 étaient des mineurs

Bruxelles, incidents dans le quartier Louise le 25 novembre.
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Bruxelles, incidents dans le quartier Louise le 25 novembre. - © Tous droits réservés

Au départ, 60 arrestations ont eu lieu samedi soir suites aux incidents survenus dans le quartier Louise à Bruxelles dont 11 judiciaires. Après une première analyse des 11 dossiers, le parquet de Bruxelles a estimé que seulement quatre de ces dossiers comprenaient suffisamment d'éléments pour retenir l'attention du Parquet. 

Parmi ces quatre personnes, trois sont mineurs, deux sont originaires de Bruxelles et un de Flandre. Le flamand a été mis à la disposition du parquet de Flandre-Orientale. Parmi les Bruxellois, un a été interrogé par le magistrat pour possession d'une arme prohibée (qu'il n'a pas utilisée) et libéré après interrogatoire ; l'autre, qui a jeté un projectile dans un véhicule de police, a été présenté devant le juge des mineurs. Le quatrième, un jeune adulte de 19 ans, a été déféré devant le juge d'instruction. Pour ce dernier, le bureau du procureur a exigé un mandat de détention pour tentative de vol et destruction délibérée d'un véhicule. Il a finalement été libéré sous certaines conditions. 

Précisons qu'un des mineurs arrêtés était déjà présent lors des émeutes du 15 novembre.

Des casseurs en majorité bruxellois

Toujours selon le Parquet, il n'est pas question de gang pour le moment. Bien entendu, le lien entre ces personnes est analysé, mais il est cependant trop tôt pour ouvrir un dossier relatif à la formation d'un quelconque groupuscule. 

La majorité des jeunes qui ont participé aux émeutes viennent de la Région de Bruxelles-Capitale. Environ un tiers d'entre eux viennent de Flandre. Le procureur ne fournira aucune information sur leur lieu de résidence. 

Le Parquet a tenu à répondre à certaines critiques notamment quant au fait de relâcher trop rapidement les jeunes arrêtés. Il tient à souligner que "nous travaillons dans le cadre légal disponible. Cela nous donne l'opportunité d'arrêter et de former les gens lorsque nous pouvons les lier à des infractions concrètes et lorsque les conditions de la loi sur la détention provisoire sont remplies."

Enfin, le parquet de Bruxelles réitère qu'il prend les faits au sérieux et, après une identification positive, poursuivra les auteurs, si suffisamment d'éléments sont disponibles pour les lier aux émeutes.

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