Incendie à Notre-Dame: pourquoi larguer de l'eau par les airs est impossible

Incendie à Notre-Dame : pourquoi larguer de l’eau par les airs est impossible
Incendie à Notre-Dame : pourquoi larguer de l’eau par les airs est impossible - © PHILIPPE WOJAZER - AFP

L’idée circule depuis quelques heures ce lundi soir : pourquoi les pompiers ne font-ils pas appel à des bombardiers d’eau, comme les Canadair, pour asperger l’incendie qui ravage la cathédrale Notre-Dame de Paris ? Même le président américain Donald Trump a suggéré l’idée dans un tweet.

En réalité, cette mesure est impensable, comme l’indique la Protection civile de Paris. « Le largage d’eau par avion sur ce type d’édifice pourrait en effet entraîner l’effondrement de l’intégralité de la structure », tweete le service. Même si les lances à incendie peinent à arroser l’immense édifice, le larguage d’eau serait beaucoup trop puissant. « L’eau, c’est extrêmement lourd, renchérit l’historien français Clément Salviani sur Twitter. La masse projetée sur la toiture pourrait précipiter encore plus avant l’effondrement, voire créer des chocs thermiques divers et variés et précipiter l’explosion des vitraux et la déstabilisation des maçonneries… » Le poids de l’eau est en effet d’une tonne par mètre cube, sachant qu’un Canadair envoie en général plusieurs mètres cubes à grande vitesse.

Ce n’est d’ailleurs pas une question d’appareil, comme l’explique la Protection civile : « Hélicoptère ou avion, le poids de l’eau et l’intensité du largage à basse altitude pourraient en effet fragiliser la structure de Notre-Dame et entraîner des dommages collatéraux sur les immeubles aux alentours. » La seule solution reste donc celle employée actuellement par les pompiers : les lances à incendie, accrochées à des bras articulés.

Intérieur de la cathédrale après l'incendie, le 15 avril 2019:

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