Les funérailles du jeune belgo-turc tué à Istanbul se tiennent ce mercredi

Les funérailles du jeune belgo-turc tué à Istanbul se tiennent ce mercredi
Les funérailles du jeune belgo-turc tué à Istanbul se tiennent ce mercredi - © ODD ANDERSEN - AFP

Les funérailles de Kerim Akyil, un belgo-turc de 23 ans tué dans l'attentat d'Istanbul la nuit du Nouvel An, se tiendront ce mercredi à Houthalen (Limbourg). La famille du jeune homme décédé n'en peut plus. Outre la douleur, elle a dû faire face à des messages racistes sur les réseaux sociaux. C'est loin d'être la première fois. Le ministre de l'Intérieur Jan Jambon se montre très ferme.

Déjà l'été dernier, des messages nauséabonds avaient circulé sur les réseaux sociaux lors de la mort d'un jeune Belge d'origine marocaine au Maroc. A l'époque, la classe politique flamande avait violemment dénoncé ces commentaires. Cela a recommencé ces derniers jours.

Jan Jambon a réagi immédiatement. Pour le ministre N-VA, ce n'est pas le genre de société dans laquelle il souhaite vivre. Il a annoncé dans la foulée une traque des auteurs de ce genre de messages.

Depuis un an, la police fédérale dispose d'un service spécial qui cherche sur la toile tous les messages de haine. Des patrouilles dans le monde virtuel qui ont permis de fermer 400 comptes Facebook et Twitter. Le service va être renforcé. 15 nouvelles recrues devraient le rejoindre.

Quelque 360 dossiers par an

Le réseau social Facebook annonce aussi qu'il collabore avec Unia, l'ex-Centre interfédéral pour l’égalité des chances.

"Ce qui apparaît ici est quelque chose que l’on constate malheureusement presque tous les jours", explique Patrick Charlier, co-directeur francophone d'Unia, sur les ondes de la RTBF. Chaque année, le service public interfédéral ouvre plus de 360 dossiers portant sur la haine sur Internet.

"Il y en a qui utilisent les médias sociaux pour répandre et organiser de la haine, poursuit Patrick Charlier. Et à côté de ça, il y a le racisme et la haine malheureusement plus ordinaire, où des personnes s’expriment à travers les réseaux sociaux et sur les forums de discussion en lâchant les barrières, en ayant l’impression que d’être derrière son écran ou derrière son smartphone permet de dire tout ce qu’on pense, tout ce qu’on veut sans aucun filtre."

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