Il y a 40 ans, l'UCL s'installait à Woluwe-Saint-lambert

Il y a quarante ans, l'Université Catholique de Louvain s'installait à Woluwe-Saint-lambert
Il y a quarante ans, l'Université Catholique de Louvain s'installait à Woluwe-Saint-lambert - © UCL

En 1974, l'UCL s'installait à Woluwe-Saint-Lambert et fut rejointe, en 1976, par les Cliniques universitaires Saint-Luc et ses auditoires de médecine, suivis de hautes écoles, de centres de recherche. Une nouvelle ville dans la ville a progressivement surgit avec de nouveaux espaces verts et une multitude logements. Cette nouvelle implantation de l’UCL sur le développement socio-économique de Bruxelles a eu un impact considérable

Pour célébrer ces quatre décennies sur le site de Woluwe-Saint-Lambert, l’UCL organise, en collaboration avec la commune de Woluwe-Saint-Lambert et les Hautes écoles du site, des festivités accessibles à tout le monde et, ce dès le lundi 15 septembre, jour de la rentrée académique. Du 15 au 21 septembre 2014, l’UCL vibrera au son des lauréats du concours Reine Elisabeth, voyagera dans le passé au travers d’une exposition de photos d’archives, pédalera lors de la journée sans voiture. Le programme complet se trouve sur le site de l'UCL.

Évolution urbanistique et démographique

La commune de Woluwe-Saint-Lambert a connu une importante croissance de la population en gagnant 10% d’habitants. Les communes limitrophes de Woluwe-Saint-Pierre, Zaventem, Crainhem et Wezembeek-Oppem ont bénéficié, elles aussi dans une moindre mesure, de cette évolution démographique. L’impact de l’UCL sur le développement socio-économique de Bruxelles est donc indéniable.

Nicole Warnier habite à Woluwe-Saint-Lambert depuis 1969. Elle a donc vécu l’arrivée de l'UCL de tout près et évoque les avantages de cette implantation: "Il y a eu plus de population, c’est vrai. Mais, il y a eu tous les transports en commun, le métro. A l’époque, il n’y avait pas de bus. Maintenant, on a en un. Ici tout autour, c’était des champs."

Luc Dal est démographe à l'UCL analyse cette croissance comme étant "due principalement au quartier de Louvain-en-Woluwe puisque, en gros, dans ce quartier on a perdu 4000 habitants donc les choses sont très claires ." En conclusion, en termes de population, la Région bruxelloise a connu deux périodes nettement distinctes : une longue période de décroissance, qui s’est achevée en 1996, a été suivie d’une période de reprise de la croissance qui s’intensifie actuellement. Par contre, la zone d’intérêt comprise dans les communes de Woluwe-Saint-Lambert, Woluwe-Saint-Pierre, Zaventem, Crainhem et Wezembeek-Oppem a connu une croissance continue. Dans le cas particulier de Woluwe-Saint-Lambert, si dans son ensemble la commune a suivi le mouvement général en deux temps (décroissance suivie de reprise), de manière spécifique, l’est de la commune a, quant à lui, connu depuis 1970 une croissance importante qui s’explique par le rôle attractif de l’UCL. Woluwe-Saint-Lambert est donc la commune qui a bénéficié le plus de l’impact positif, en terme de population de cette présence, son rayonnement ayant toutefois débordé largement les limites de sa commune d’implantation.

La Commune de Woluwe-Saint-Lambert se félicite de la présence de l’UCL sur son territoire. La fréquentation du site, et ses 30.000 personnes qui y passent chaque jour, implique aussi des mesures particulières, en matière de sécurité ou de mobilité. Il s'agit également d'éviter que le campus ne devienne un ghetto. Olivier Maingain, bourgmestre, en est conscient : "Il y a une volonté du côté de Woluwe-Saint-Lambert, partagée par les autorités académiques de l’UCL, de faire vivre le campus en relation étroite avec la commune, de ne pas en faire un lieu isolé du reste de la commune de Woluwe-Saint-Lambert". Dans le futur, ce site nourrit encore de vastes projets d'expansion, avec entre autre, la rénovation des cliniques et la construction de nouveaux logements.

Quelques anecdotes historiques

Jean-Marie Gillis a donné le premier cour de physiologie à Woluwe ; un cours qui a commencé de façon assez acrobatique : "Les étudiants avaient occupé l’auditoire parce qu’ils étaient mécontents car les logements n’étaient pas prêts. Mais, j’ai changé d’auditoire pour donner cours. Ce n’était pas plus compliqué que ça. C’était une situation qui ne serait plus possible aujourd’hui. Ce n’était pas des étudiants qui étaient des acteurs de mai 68 mais ils avaient été profondément impressionnés dans leur adolescence par toute l’atmosphère de mai 68. J’ai aussi eu une étudiante qui venait avec son berger allemand, une autre est venue avec un bébé qu’elle a allaité pendant que je donnais cours. Tout ça se faisait tout simplement … C’était aussi la génération Peace and Love".

L'université entend bien fêter ces 40 ans de présence sur le site de Woluwe. Une foule d'activités sont prévues. Ca commence dès la semaine de la rentrée, le 15 septembre.

Aline Goncalves

 

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