Il y a plus de risques de contracter le coronavirus présent dans l'air au bureau que dans un avion

Il y a plus de risque de contracter le coronavirus au bureau que dans un avion
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Il y a plus de risque de contracter le coronavirus au bureau que dans un avion - © MYCHELE DANIAU - AFP

C’est l’association internationale du transport aérien (IATA) qui l’annonçait ce jeudi : l’impact du nouveau coronavirus risque bien d’être 25 fois plus élevé que ce qui avait été envisagé dans un premier temps, il y a moins de trois semaines. La baisse du trafic aérien mondial serait en effet de 19% et elle se traduirait par une perte de revenus de 113 milliards de dollars.

Faut-il avoir peur des cabines d’avion ?

Beaucoup de gens annulent leur vol de crainte d’être infecté par ceux qui embarquent à bord avec eux, suite au fait de rester quelques ou de longues heures dans la même cabine confinée d’un aéronef. La réponse à la question est simple à moins que le malade ne soit assis à côté de vous (la distance de sécurité s’étend à 1,8 mètre) il n’y a qu'un risque très faible à passer du temps dans une cabine d’avion.


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L’air qui circule dans un avion de ligne est pressurisé à une pression beaucoup plus élevée que celle enregistrée au sol. La pression dans la cabine est ainsi sensiblement équivalente à celle enregistrée en montagne à une altitude de 1500 à 2000 mètres. L’air est renouvelé pendant le vol par une prise à l’extérieur de l’avion est traité par des compresseurs qui le restituent dans la cabine à une pression plus élevée après avoir été filtrée.

L’air est filtré comme à l’hôpital, il est à 99,97% stérile

"En réalité, l’air est très propre et vraiment sûr", rassure l’IATA, l’association internationale qui regroupe 300 compagnies aériennes à travers le monde. Et pour le confirmer cela, elle met en avant, deux études (datant de 2017). Des études menées en son temps par l’AESA, l’agence européenne indépendante pour la sécurité aérienne. Ces documents affirment que la qualité de l’air dans la cabine est similaire ou même meilleure que celle normalement enregistrée dans les environnements intérieurs tels que les bureaux, les écoles, les maisons. En effet, le système est conçu pour faire circuler l’air qui est prélevé à 50% de l’extérieur et à 50% à l’intérieur, mais filtré. Dans certains cas, comme dans les Boeing 717, l’air est entièrement pris de l’extérieur.

Les avions, en particulier ceux de dernière génération, "ont des filtres si efficaces et modernes – appelés air à haute efficacité (HEPA) – qu’ils sont identiques à ceux des hôpitaux et parviennent donc à capturer et bloquer jusqu’à 99,97% des microbes présents", rappelle l’IATA. Un pourcentage qui peut même grimper à 99,999%, dans les modèles les plus récents, arrêtant ainsi la plupart des petits virus. Les filtres HEPA ont une efficacité au moins supérieure à 99,97% pour des particules de 0,3 μm c'est à dire qu'ils retiennent au moins 9.997 particules de 0,3 μm sur 10.000.

De l’air frais toutes les 2-3 minutes

Chez Airbus, on insiste "nos A350 changent tout l’air dans la cabine toutes les 2-3 minutes". Des temps de renouvellement de l’air similaires sont également enregistrés chez le rival Boeing 787. Les environnements intérieurs de la cabine sont également régulièrement désinfectés.

"Le risque de contracter le virus d’une personne infectée à haute altitude est selon toute probabilité inférieur à celui des espaces clos tels que les bureaux", conclu l’IATA. Tout en rappelant que "les compagnies aériennes membres doivent se mettre à jour en consultant une base de données spéciale au sein de l’association internationale".

 

Sujet du JT du 03/03/2020

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