Il y a 50 ans, ce geste aux Jeux olympiques de Mexico marqua l'histoire

Tommie Smith et John Carlos, en 1968.
Tommie Smith et John Carlos, en 1968. - © STR - AFP

La tête baissée et le point ganté de noir, levé lors de l'hymne américain : il y a tout juste 50 ans, ce geste des athlètes Tommie Smith et John Carlos marqua l'histoire. C'était lors de la cérémonie de remise des médailles du 200 mètres des JO de Mexico. Signe de soutien à la cause des Afro-Américains, ce geste mena à l'exclusion à vie des deux athlètes aux Jeux Olympiques. 

Cinquante ans plus tard, ce symbole de protestation silencieux marque encore durablement le monde du sport. Il y a quelques mois, Tommie Smith est revenu sur ce moment historique. "C’était un cri pour la liberté venant d’un jeune de 24 ans", a confié Tommie Smith, "un besoin de survivre sans faire la guerre”.

Menacés de mort, rejetés par la société, les deux hommes ont été impactés à vie par leur décision. Mais ils ont aussi inspiré de jeunes athlètes, comme Colin Kaepernick, le premier joueur de l’histoire de la ligue de football américain à poser un genou à terre pendant l’hymne national, en 2016. Il dénonçait alors le racisme et les violences policières.

Les jeunes voient les athlètes comme des modèles

Aujourd'hui, Tommie Smith croit toujours que les athlètes doivent s’exprimer. "Je pense qu’on va continuer à avancer. Les athlètes sont très importants car les jeunes les voient comme des modèles. Et je pense que les athlètes doivent pouvoir s’exprimer devant les gens qui les regardent. Les athlètes devraient se demander comment peut-on faire pour avancer et pour que ces jeunes fassent mieux que nous pour créer un monde meilleur ?”

Mais le combat est encore long. Alors que Smith et Carlos ont été honorés par Barack Obama en 2016. Donald Trump n’a, lui, pas hésité à insulter Colin Kaepernick.

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